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 Sans un mot (Amarok)

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âge : Vingt Deux murmures contre les murs
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crédits : arctic love

MessageSujet: Sans un mot (Amarok)   Mer 10 Déc - 0:32

Une nuit.
Perdu dans l’infini.
A toucher du bout des doigts les rêves.
Mais dans ta tête jamais de trêve.
Les voix toujours à t’agresser.
Toujours et à jamais pour te dévorer.
Tu as oublié la douce saveur du sommeil.
Car plus jamais tu ne dors dans la nuit corneille.
Qui t’enlace de ses bras.
Alors que tu regarde les vagues tendrement mourir en bas.
Bercé par les rayons de la lune qui luit.
Porter par le vent qui murmure dans la nuit.

Seule sur la terrasse.
Doucement tu fais abstraction des voix qui t’arasent.
Leurs torture lointaine.
Dans cette solitude comme une aubaine.
T’aimerais t’éloigner de leur haine.
Pouvoir sortir de cette quarantaine.
Retrouver ta voix.
Ne plus entendre ce qu’elles te disent avec effroi.
A nouveau parler.
Retrouver comment s’exprimer.
Sans plus rien redouter.
Sans plus jamais te cacher.
Derrière un masque de mutisme.
Pour faire taire leur défaitisme.

Ozalee elle y arrivera jamais.
Ozalee elle a pas le droit à la paix.


Doucement tu les efface.
Malgré qu’elles soient tenaces.
Dans un coin de ta tête.
Pour qu’elles s’arrêtent.
Que jamais elles ne reviennent.
Que jamais elle ne parviennent.
A te faire déchanter.
A te faire sombrer.
Parce que tu sais que tu es ici pour t’en sortir.
Pour ne pas te laisser abrutir.
Par tout ces mensonges.
Qui chaque jour te rongent.
Puis ça recommence.
Toujours macabre cette danse.
Avec leur arrogance.
Qui dans le coeur toujours te lance.

Silence !

C’est pas cris.
C’est trop affaibli.
Plus un murmur.
Lancé contre les murs.
Pour ne pas être entendu.
Seulement perdu.
Dans les méandres infinis.
Dans les abysses de la nuit.
Y’a que toi pour écouter.
Que toi pour soupirer.
Parce qu’au fond t’es seule.
Toujours seule contre ces diables qui gueulent.
Au fond de toi.
Toujours contre toi.


Dernière édition par Ozalee le Mer 10 Déc - 10:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Mer 10 Déc - 1:25

Le silence.
La nuit.
Ils te prennent à la gorge, prêt à t'étouffer.
Allongé dans ton lit, tu débats avec le draps.
Tes yeux s'ouvrent, tes pupilles sont dilatées.
Encore un cauchemar.
Encore une angoisse.
A quoi bon essayer quand on ne peut plus Amarok ?
Pourquoi vouloir dormir la nuit.
Tu ne fais plus partie de ce monde, de ces gens qui ont droit à la paix.
T'es trempé, jusqu'au cheveux. Pourtant la fenêtre est ouvert et laisse passer l'air pur de l'océan. Péniblement tu te lèves, tu retires ton t-shirt et le jette en boule dans un coin de la pièce.
Tu t'approches de la fenêtre pour respirer un grand bol d'oxygène.
Du haut de ton perchoir, tu l'aperçois sur la terrasse.
T'attaches tes cheveux en un chignon dégueulasse, et tu sors de ta chambre.
A pas de loup, pied nu et torse nu.

T'ouvres ce qui se veut être une baie vitrée et rejoins Ozalee.
Ce n'est surement pas elle qui t'a donné son prénom.
Elle ne parle jamais, et en sa présence tu n'ouvres pas la bouche non plus.
Pourtant tu en passes du temps à ses côtés. La nuit, quand la solitude se fait trop pesante.
Tu la retrouves, peu importe où.
Ozalee.
L'oiseaux aux ailes brisés.
Amarok.
Le loup n'effraie pas l'oiseau.
Il s'installe à ses côtés et tente de le réchauffer sa fourrure.
Tu t'accoudes à la rambarde, les vagues s'écrasent avec violence contre les rochers.
Et Ozalee prononce une phrase. Qui ne t'ai pas destiné, puisqu'elle ne t'a pas vue.
Un murmure pour elle même.
Un murmure qui nourri tes oreilles.
Murmure vivant.
Tu la regardes presque abasourdi. Puis quand elle te remarque enfin, un sourire complice. Avant de fixer à nouveau l'océan noir. La lune n'est pas là, elle te fait plus cadeau de sa présence.
Ton regard est triste et lointain. Trop de souvenirs envahissent ton corps meurtri.
Tu restes fort, un instant.
Ton cœur ne semble plus battre dans ta poitrine. Il s'éteint de jours en jours.
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Mer 10 Déc - 2:12

Non, jamais seule.
Toi, la bégueule.
Qui ne pipe aucun mot.
Sur ton visage juste tes maux.
Parce qu’il est toujours là lui.
A venir partager ton ennui.
Loup sombre qui vient réinventer tes nuits.
Pendant un instant t’es presque épanouie.
Parce que sa respiration vient faire taire les échos de ton âme.
Une présence que tu ne vois jamais comme un drame.
Qui vient partager tes longues conversations silencieuses.
Qui vient faire disparaitre les capricieuses.
Dans la solitude, douce chaleur délicieuse.
Présence si précieuse.
Pour venir border ces moments.
Si silencieux qui deviennent distrayants.

Toujours dans le respect.
A ne jamais essayer de te troubler pour te faire parler.
Pourtant cette fois tu as osé.
Sans savoir qu’il c’était rapproché.
Pour te rejoindre dans la froideur nocturne.
Lui, comme toi, taciturne.
Un instant t’es gênée.
Tu voudrais t’effacer parce que tu le surprend à te regarder.
Il a l’air interloqué.
Par ce faible son qui t’as échappé.
Pourtant il ne répond que par un sourire.
Au fond de toi tu les entend rire.

Ozalee elle a peur.
Ozalee c’est que froideur.
Ozalee peut pas parler.
Ozalee elle peut que regarder.

Tu tire ta couverture sur tes épaules frêles.
Avant qu’elles ne gèlent.
Et tu te contente de le regarder fixer l’horizon noir.
Sur son visage tu lis le désespoir.
T’aimerais lui parler.
Pour l’en libérer.
Comme sa présence t’aider à échapper.
A cette multitude de tarés.
Qui bloquent ton esprit.
Maintenant trop abasourdi.
Peut-être que ça t’aiderait à comprendre.
Pourquoi pas à réapprendre.
Ce que ça fait de partager.
Ce que ça fait de s’accrocher.
Mais c’est seulement dans le silence que vous vous aidez.
Dans ce même silence que vous vous envolez pour mieux rêver.

Alors tu ne peux faire que comme lui.
Regarder l’horizon dans la lune qui luit.
Sur vos deux âmes en peine.
Réduites sous tant de haine.
Seul tes soupires peuvent sortirent.
Pour essayer de t’adoucir.
Seul tes gestes peuvent vous réunir.
Sans jamais trop t’affaiblir.
Tu tire un peu sur ta couverture.
Pour l’envelopper avec toi dans ton armure.
Il te donne froid.
A rester comme ça.
Dans la nuit, le dos nu.
C’est une idée saugrenue.

Malade

Ça sort sans forcer.
Ça a seulement glissé.
Du bord de tes lèvres.
Sans te donner les fièvres.
Une parole qui ne c’est pas arrachée.
Qui ne t’as pas écorchée.
Parce que pour agir comme ça il faut être malade.
Prendre la nuit pour une rigolade.
Mais elle est fourbe.
Parce que toujours dans sa fraicheur on se courbe.
Parole glissée sans le regarder.
Parce que ça tu peux pas oser.
Même si d’avoir parlé t’es pas gênée.
Tu veux seulement pas l’encourager à continuer.
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Mer 10 Déc - 22:02

Tu perds pieds.
Tout les jours tu te bats, tu te bats pour rester vivant. Pour tenir sans son sourire.
Les journées passent, mais rien ne s'efface. Tout s’amplifie.
Tout devient réel.
Et sa mort s'ancre dans ton âme.
Elle s'enracine, sans que tu ne puisses rien faire.
Tu pues la mort Amarok.
C'est sans doute pour ça que personne ne t'approche.
Sauf elle, la brune insouciante.

Le temps que tu passes avec elle est doux.
Il est cependant fragile, ne tient pas à autre chose qu'au Silence.
En un regard tu essais de la comprendre, de percer à jours ses craintes et ses angoisses. Tu sais, même si elle ne dit pas qu'elle tente de faire de même.
Un sourire.
Jamais plus, et tu n'as besoin de rien de plus.
Le loup tente de réapprendre à l'oiseau à voler.
L'oiseau veut revoir le loup hurler.

Elle n'est pas à l'aise, tu le sens. Elle ne voulait pas que tu l'entendes, pas maintenant.
Pas comme ça. C'est pour ça que tu ne la regardes plus.
Tu fixes l'horizon. Essayant de t'échapper.
Mais rien n'y fait, tu es toujours coincé là. Avec ta haine et ta tristesse.
Doucement tu la sens se rapprocher de toi, sa couverture caresse tes épaules.
Elle t'enveloppe dans son cocon. Sa chaleur ne tarde pas à réchauffer ton corps.
Un autre son s'échappe de ses lèvres.
Tu tournes les yeux vers elle, souriants. C'est ton regard qui lui sourit.
Mais elle détourne ses pupilles, préférant se concentrer sur ce qui se passe en face.
Les vagues, et leurs bruits fracassant.
T'as envie de lui dire quelques mots, mais ils restent coincés au fond de ta gorge.
Ne surtout pas t'imposer dans son monde de silence.
Tu attrapes sa main, juste pour lui dire que tu es là. Et que tu comprends.
Moment furtif.
Ton corps s'appuie un peu plus contre la rambarde, et tu regardes en bas, comme un enfant.
Essayant d'apercevoir l'écume des vagues, en vain.
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Mer 10 Déc - 23:55

Vous êtes dressé contre la nuit.
Bercer dans l’ennui.
Vos prières muettes à la nuit se devinent.
Sur vos visages elles se dessinent.
Pour connaitre la paix un jour.
Sans être obligé de passer par des détours.
Pour ne plus se battre.
Pour ne plus devoir vous débattre.
Contre ces blessures invisibles.
Qui vous laisse désormais impassibles.
Comme des murs.
Juste bon pour des murmures.
Mais surtout le silence.
Enfoncé dans votre douce abstinence.
De tous les mots.
Qui ne sauraient défaire vos douloureux maux.

Parce qu’il n’a pas besoin de parler.
Tout ça tu le sais.
C’est écrit là sur son visage malheureux.
Dans les battements de son coeur qui sonnent creux.
C’est inscrit dans ses yeux.
Qui fixent l’horizon, courageux.
Comme si au bout du monde se trouvait le remède.
Comme si il était possible d’y trouver un intermède.
Que tout se relâche.
Sans que ça ne vous arrache.
Parce que toi aussi tu y as déjà pensé.
Et que dans tout ce qu’il fait, tu te reconnais.
Mais il n’y a aucune solution.
Seulement des désillusions.

Parce que pour vous il ne reste désormais que le rêve.
Bien que vous ne puissiez trouver aucune trêve.
Pour pouvoir vous y abandonner.
Et par l’instinct vous laissez guider.
Il n’y a plus que des cauchemars.
Qui vous laisse patauger dans la marre.
Marre de souffrance.
Sans plus aucun espoir de délivrance.
Alors tu peux seulement te raccrocher à ces nocturnes moments.
Que tu voudrais plus allongés dans le temps.
Parce que ça t’apaise.
Parce que ça fait presque taire les voix qui te pèse.

Ozalee elle est égoïste.
Ozalee elle est triste.


Toujours là, mais plus silencieuses.
Ces sales brebis galeuses.
Quand il se rapproche de toi.
Parce que tu veux le préserver du froid.
Parce que tu laisse s’exprimer ta voix.
Juste pour une fois.
Un mot sans aucun sens.
Qui pourtant fait diminuer la distance.
Il a beau te regarder.
Tu peux pas t’empêcher de te détourner.
Pour pas être obligé de recommencer.
Comme pour te protéger.
Mais surtout lui.
De toute ce que tu n’as jamais dit.
Et qui pourrait faire tant de mal à cet innocent.
A qui tu dois tant.
C’est sa main sur la tienne qui vient te dire merci.
Et alors que tu repose les yeux sur lui.
Il t’as déjà relâcher.
Geste furtif avant de s’envoler.
Pour aller regarder la mer d’un peu plus près.
Comme pour aller la toucher.

Tu sens un truc qui se serre dans ton coeur.
Parce qu’il te fait peur.
Tu ne peux t’empêcher de t’y accrocher.
Comme si il allait se laisser tomber.
Alors qu’il ne fait que regarder.
Pour étancher sa curiosité.
Parce qu'à ce moment précis.
S’il le faisait, tu le suivrais toi aussi.
Et ton visage se creuse d’incompréhension.
Dans le temps qui s’accroche en suspension.
Parce que presque ton coeur s’arrête.
Lorsqu’il se penche sur la crête.
Tu retiens ta respiration.
Dans cet instant d’hésitation.
Parce que t'as peur du vide.
D'âmes en peines, bien trop avide.
T’aimerais décrocher un mot.
Mais ça sonnerait trop faux.
Pour l’occuper.
Pour qu’il ne perde pas pied.

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Hold my breath
And let it bury me
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Jeu 11 Déc - 0:52

Tu n'as plus qu'une seule envie. Celle de te laisser aller.
Te laisser tomber, et sombrer dans la nuit noire.
Tu auras alors, l'éternité pour penser. Pour te rappeler. Peut-être que tu la retrouveras. Et qu'elle t'expliquera, pourquoi. Pourquoi elle t'a abandonné si tôt. Si facilement.
Égoïsme.
Tu ne penses qu' à toi, et à ta souffrance. Sans te rappeler de la sienne.
A chaque battement de ton cœur t'as l'impression qu'il s'arrache. Comme s'il voulait s'échapper de ta poitrine. S'enfuir loin de toi, parce qu'il ne te supporte plus.
Tu ne te supportes plus.
Tu n'es plus rien, tu ne sais plus rien faire.
Tu ne sais même plus vivre.

Pourtant, quand tu es avec elle.
Vos deux regards dans la même direction, t'as l'impression que survivre est peut être la bonne solution. Qu'il n'y a pas forcément que ce choix qui s'offre à toi.
Quand tu lui souris tu te sens presque vivant, parce qu'elle réchauffe ton cœur à sa façon.
Sans même parler, parfois sans même te regarder.
Sa présence nocturne suffit. Parce qu'elle, elle a compris, ce dont tu avais besoin.
Parce qu'au final, elle ne te demande rien.
Aucune promesse.
C'est tout comme, car quand les angoisses te prennent, tu sais ou la trouver.
Elle est toujours là, comme si elle t'attendait.
Comme si elle ressentait.

Tu es penché, aveugle tu essayes de voir.
Ozalee s'accroche à ton bras, assez fort, elle te surprend.
Elle a simplement peur, peur que tu tombes.
Une chute sans fin, une chute dont tu ne ressortirais pas vivant. Mais tu ne ferais plus qu'un avec l'océan.
Peut-être que celui-ci te recracherait. Peut-être que les vagues ne voudraient pas de toi, et ton corps échouerais inerte sur le sable fin.
Qui pleurerait ta mort ?
Tu te retournes, la couverture tombe. Et tu regardes la brune dans les yeux.
Tu lui as fais une promesse, une promesse silencieuse.
Tes yeux sombres emprisonnent les siens un instant.
Parce que ça te prends, parce que tu en as envie, tu l'encercle de tes bras immenses.
En guise de couverture.
Pour la rassurer, lui montrer qu'elle n'a pas a voir peur.
Tant qu'elle sera là.
Tant qu'elle restera.
Tu laisseras tes envies morbides enfermées au placard. Qu'elles prennent la poussière, tu n'en as que faire.
C'est quand elle est contre toi, que tu te surprends à ne plus penser à ce qui te fait tant souffrir.
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Jeu 11 Déc - 12:41

Un instant perché au dessus de la mer.
Presque avec une saveur amer.
Parce que t’as peur.
Peur de ce rêvasseur.
Qui flirt avec le danger du vide vertigineux.
Comme un loup audacieux.
Qui n’a pas froid aux yeux.
Qui n’attend plus rien des cieux.
Toi tu tu reste tétanisée.
Seulement à t’accrocher.
A son bras.
Comme si ça pouvait lui éviter de faire le pas.
Même si tu sais que tu changeras rien.
Que tu n’es pas assez forte pour faire le lien.
Par que toi-même tu serais bonne à te laisser tomber.
A te laisser te jeter.
Dans le néant.
Qui parfois te semble accueillant.

Mais t’as compris que ce n’était pas aussi facile.
Parce que la vie n’a rien de docile.
Et la mort encore moins.
Elle ne prend les âmes que quand elle en a besoin.
Que quand elle a décidé.
Pas quand nous avons renoncé.
Si non, vous ne seriez déjà plus là.
Mais déjà dans l’au-delà.
Alors tu as capitulé.
Parce que tu sais que ça ne sert à rien d’y songer.
Il faut toujours se débattre.
Sans jamais arrêter de combattre.

Mais c’est si facile, que ça te fait toujours peur.
Et pour rien au monde tu ne voudrais perdre ce sauveur.
Même si tu ne sais comment l’expliquer.
Encore moins l’exprimer.
Et pourtant.
Comme si tu avais crié, il t’entend.
Il te surprend.
Lorsque dans ses bras, il te prend.
Pour une étreinte pleine de délicatesse.
Toute en promesses.
Des bras forts autour de toi, fluette.
Fragile comme une allumette.
Mais ça ne te surprend pas.
Tu ne sursaute pas.
Tu te laisse aller.
Comme une couverture, tu le laisse t’envelopper.
Comme si à cet instant tu devenais intouchable.
Plus une misérable, vulnérable.
Même tes tortures intérieurs s’effacent.
Comme si devant lui elles avaient plus audace.

Parce que c’est comme si il l’avait dit.
Comme si désormais c’était écrit.
Une éteinte qui vient sceller.
Vos deux âmes blessées.
Dans un silence merveilleux.
Vous bravez enfin les cieux.
Alors de tes bras tu encercle son corps.
Pour que ce silence dure encore.
Pour ne pas qu’elles reviennent.
Elles et leur haine.
Comme si c’était lui la solution.
Pour te permettre d’y faire abstraction.
Et toi-même tu lui fais cette promesse.
De ne jamais l'abandonner dans sa détresse.

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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Ven 12 Déc - 0:44

Les promesses sont des mots forts.
Prononcées la plus part du temps à la vas vite. Sans vraiment y réfléchir.
Des mots que certains considère comme sans conséquence. Sans réelle importance.
Toi, tu en as fais une seule dans ta vie. Le jour où tu t'es marié.
Le jour où vous vous êtes dit oui.
Tu as promis de la protéger, de veiller sur elle. Jusqu'à son dernier souffle.
Tu ne pensais pas que cette promesse se terminerait. Tu ne pensais pas, qu'elle partirait loin de toi.
Si vite, sans que tu n'es le temps de te faire à l'idée.
Elle aussi, elle avait promis. Tout ira bien mon amour, je te le promet.
Et cette promesse, elle l'a rompu. Le jour où.
Tout s'est effondré.
Tu as tout perdu, ton équilibre.
Le sens de la vie.
Elle n'a plus de sens ta vie.
Vers où marches-tu à présent ?

Tu marchais d'un pas décidé jusqu’aux ténèbres.
Qu'elles te prennent, qu'elles fassent de toi leur disciple.
Qu'elles t'aident à oublier le malheur.
Le désespoir.
La trahison.
T'es qu'un putain d'égoïste Amarok.
Tu penses qu'à toi, tu penses qu'à toi depuis ce jour.
Alors que tes pensées ne sont que pour elle.

Les nuits sont dures.

Plus jamais de promesses.
Et tu viens d'en faire une. Plus forte que toutes les autres lorsque tes bras se sont emparés de cet âme fragile.
Ce n'est pas une parole.
Les gestes parlent mieux, et sont plus fort que le son de ta voix.
Ton corps gigantesque contre ce corps frêle.
Ses bras encerclent ton corps dans la douceur de la nuit.
Elle te promet, elle aussi. Qu'elle sera là jusqu'au matin. Qu'elle sera là pour apaiser tes cauchemars tant que tu apaiseras les siens.
T'as les yeux fermés, ton cœur bat lentement. Et tu arrives à sentir le sien. Le simple fait de sentir qu'elle respire te rassure. T'as la sensation d'être vivant. De retrouver la vie petit à petit.
Alors tu veux pas te détacher. Mais tu le fais quand même, pour ne pas la brusquer. Tu t'éloignes d'un pas, et ramasse la couverture que tu reposes tendrement sur ses épaules.
T'aimerais à nouveau entendre le son de sa voix.
Tu la prends par la main, pour qu'elle te suive.
Près d'une table sur la terrasse.
Tu l'abandonnes là, quelques minutes, le temps d'aller chercher quelques chose à manger.
Un bout de tarte que tu as trouvé à l’intérieur.
Dessert oublié, abandonné.
Tu le poses sur la table, tu veux qu'elle mange.
T'as l'impression qu'elle ne se nourrit jamais. Peut-être que tu devrais faire de même.
Tu t'assois en face d'elle, et la fixe, avec un petit sourire en coin.
mange, un peu. lui dis-tu d'un ton doux et calme.
Vous n'êtes pas obliger de converser, tu es presque sûr qu'elle ne répondra rien.
Mais ça ne te gêne pas, parce que déjà tu n'as plus envie de parler.
Juste de l'écouter, écouter son regard.
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Sam 13 Déc - 0:53

Un refuge délicat.
Juste là au coeur de ses bras.
Sans désastreuses conséquences.
Seulement un peu de clémence.
Pour lui, pour toi.
Dans un scénario comme en voit qu’au cinéma.
Mais tu sais que ce n’est pas pour de faux.
Parce lui, n’a rien d’un bourreau.
C’est juste une âme en peine.
Pour qui la tristesse coule dans ses veines.
Comme toi.
Il n’échappe en rien à tout ça.
Pourtant avec cette promesse.
Il vous est presque possible d’entrevoir un peu de sagesse.
Pour vos coeurs.
Qui ne se laisseront plus atteindre par la peur.

Parce qu’a deux la paix est accessible.
Parce qu’a deux, le bonheur est transmissible.
Pas seulement une illusion.
Qui viendra se solder par une démission.
Parce que c’est trop facile de ne plus trouver la force.
Parce que c’est difficile de se montrer féroce.
Quand on est seul oui.
Mais maintenant il est là lui.
Et toi.
Et jamais tu le lâcheras.
Parce qu’il calme les convulsions de ton esprit.
Et vient redonner vie à tout ce qui était pourri.

Ozalee, tu le sais.
Ozalee… Ça ne dure jamais.
Ozalee abandonnée.
Ozalee déchirée.


Elles ne perdent pas de temps.
De nouveau tu les entend.
Quand il te relâche.
Tout de suite elles recrachent.
Leur poisons.
Toujours plein d’illusion.
Mais tu ne peux que te laisser aller.
Un peu déstabilisée.
Le laisser abandonner tes bras.
Qui ne veulent pas.
T’aurais aimé que ça dure comme ça jusqu’au matin.
Même s’il vient te reprendre la main.
Pour aller te faire assoir.
Tout s’effondre quand tu le vois disparaître dans le noir.

Ozalee est toujours seule.
Ozalee, comme dans un linceul
Ozalee et la solitude.
Ozalee, ça devient une habitude.


Elle recommencent à te hanter.
Alors que tu fixe l’endroit où il c’est envolé.
Et tu pries.
Pour que ce ne soit qu’une lubie.
Pour qu’il revienne.
Troubler la solitude qui est tienne.
Tu es désemparée.
Trop perturbée.
Presque tu crierais pour le voir revenir.
Si tu étais capable d’agir.
Et finalement tu le revois dans la lumière.
Comme si il avait entendu tes prières.
C’était juste pour chercher à manger.
Pas pour t’abandonner.
Alors tu peux pas t’empêcher de soupirer, soulagée.
Si tu le pouvais  également tu rirais.
D’avoir imaginé que sa promesse serait aussi brève.
Il est bien là, même si ça ne semble être qu’un rêve.
Avec quelque chose à grignoter.
Bien soucieux pour un loup blessé.
Et pour la première fois.
Tu entends sa voix.

Merci

Tu fais non de la tête.
Tu n’as pas vraiment faim pour être honnête.
Du genre à te nourrir que quand ton corps te l’ordonne.
Manger n’est pas une chose que tu affectionne.
Pour laisser ton corps dépérir.
Peut-être les faire déguerpir.
Une mutilation pour ta démence.
Que tu voudrais être une délivrance.
Mais ça ne suffit jamais.
Parce qu’elles ne renoncent jamais.
T’as beau être charmé.
Par ce qu’il vient de décider.
Tu n’es pas d’accord.
Pour soulager de la faim ton corps.
Tu préfère repousser ce qu’il t’as apporter.
Et d’un sourire sincère le remercier.
Rien ne passera par ta bouche.
Même si tu dois paraître farouche.  

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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Dim 14 Déc - 16:59

Elle n'est pas comme les autres.
Parce qu'elle ne parle pas, parce qu'elle n'essaye pas de savoir.
Elle se contente de rester là. Depuis des jours, depuis des nuits.
Elle comprend ton désespoir en un regzrd, peut être parce qu'elle le partage.
Peut-être parce qu'elle sait, elle sait comme il est dur de parler de ce qui ne tourne pas rond.
Elle a fait voeu de silence elle même, pour ne plus blesser.
Pour enfouir.

Mais l'oiseau ne guérit pas.
L'oiseau est meurtri comme le loup.
Et tout deux, à terre se regarde, un regard sincère.
Salvateur.
L'oiseau sait se faire minuscule, mais aujourd'hui il ne se cache plus du loup.
Il n'est pas une proie et ne le sera jamais. Seulement deux compagnons, qui s'aident.
Comme des béquilles l'un pour l'autre.
Pour réapprendre à marcher dans une vie non désirée. Une vie qui elle même les rejette.

Elle parle à nouveau, alors tu souris tendrement.
Mais tu finis par froncer les sourcils, mécontent. Qu'elle refuse ce que tu lui proposes.
De sa main elle pousse l'assiette vers toi, son regard est doux. Alors tu ne lui en veux pas.
Tu comprends. Toi même tu ne manges que lorsque tu sens que tu perds pieds. Tu y a songer, à te laisser mourir de faim. Pourquoi pas après tout ?
Mais maintenant tu ne veux plus être lâche.
Tu regardes l'oiseau en face de toi, et tu apprécie.
Un faible sourire en coin tu finis par attraper ce fichu bout de tarte et le porte à ta bouche. tant pis pour toi. déclares tu avant de croquer goulûment dans ce qui te semble être du chocolat.
Tu as parlé encore, à croire que c'est elle qui t'en donne la force.
Le loup s'éveille dans la nuit, peut-être retrouvera il de la splendeur quand l'oiseau s'envolera.
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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Dim 14 Déc - 23:34

Apprendre à ce connaître.
Pour plus tard se reconnaître.
S’apprivoiser.
Pour ensemble rigoler.
Parler.
S’apprécier.
Sans aucune méfiance.
Sans aucune différence.
Peut-être pour se soigner.
Pour retrouver le goût à la liberté.
Apprendre à revivre.
Parce qu’il n’y a qu’ensemble qu’on se délivre.
De toutes ses barrières.
Qu’il faut laisser loin derrière.
Parce qu’il arrive des fois.
Où tu trouve quelqu’un qui compte pour toi.
Juste pour sa présence.
Qui agit sur toi comme une délivrance.
Sans poser de question.
Juste en te donnant de l’affection.
Cette chose qui manquait.
Dont tu avais besoin pour te planquer.
De tout ce qui va mal.
De cette putain de vie animale.

Ça fait du bien de le voir se soucier.
De se sentir exister.
Au travers d’un nouveau regard.
Même si ce n’est pas bien bavard.
Pas besoin de mots échangés.
Seulement de complicité.
Dans un petit morceau de nuit.
Avoir l’impression d’être épanoui.
Même si ça semble fragile.
Que tout reconstruire ne sera pas facile.
Devant vous y’a l’éternité.
L’éternité pour essayer.
Comme elle a prit soin de tout dévasté.
Dans votre maudit passé.
Un bout d’histoire qu’il faut traîner.
Toujours et à jamais.
Sans savoir où l’on va.
Sans savoir si demain ça ira.
Vaut mieux pas penser à demain et à ses hurlements.
Il faut juste savourer l’instant présent.

Encore des mots échangés.
Au sujet de cette nourriture que tu as repoussée.
Parce que tu préfère te laisser dépérir.
Eviter de te nourrir.
Pour laisser tes démons intérieurs s’en aller.
Pour qu’ils finissent par te laisser.
Comme ça fonctionnait comme ça.
Mais tu sais que ça marchera pas.
Ça fini seulement d’attiser le feu.
Comme si c’était un jeu.
A celui qui renoncera en premier.
A celui qui voudra se sacrifier.
L’esprit ou le corps.
Mais aucun ne reconnait qu’il a tord.
Dans une lute acharnée.
Ils finissent de te terrasser.
Et pourtant tu renonce à tes principes.
Pour une fois tu n’écoute plus tes tripes.
Tu te laisse aller.
Juste pour un peu t’amuser.

Tu le regarde faussement vexée.
Comme si ce qu’il pouvait dire avait de quoi te choquer.
Tu le regarde croquer.
Dans ce misérable bout de nourriture qu’il a ramené.
Et tu te lance.
Avec toute ton assurance.
Pour lui chaparder.
Des mains, lui voler.
Pour pas le laisser tranquille.
Parce que t’es pas si docile.
Parce que tu veux juste un peu le taquiner.
Juste un peu l’embêter.
Pour le revoir sourire.
Parce que c’est tellement merveilleux que t’arriverais pas à le décrire.
Et tu croque dedans à ton tour.
Comme un vautour.
Même si ce n’est pas un régal.
Pour le jeu, tout t’es égal.

Délicieux

Tu grimasse.
Parce que ça l’est pas des masses.
C’est juste histoire de dire.
Pour essayer de le faire rire.
T’as perdu le plaisir d’apprécier le goût des choses.
Et cette tarte n’a rien de grandiose.
Tu force un peu.
Juste pour le jeu.
Pour qu’il ne reste que la croute.
Parce que même si c’est insipide tu t’es pas arrêté en cours de route.
Et tu lui rend.
En souriant largement.
Et tu glisse un petit clin-d’oeil.
Plein d’orgueil.

Tant pis pour toi

Tu insiste sur tes mots.
Tu laisse s’envoler tes maux.
Sans peur qu’elles sortent de leur caverne.
Pour venir dire des baliverne.
Cette nuit c’est toi qui prend le contrôle.
Tu rejette ta camisole.

_________________
It comes in waves
I close my eyes
Hold my breath
And let it bury me
I'm not ok
And it's not alright
Won't you drag the lake
and bring me home again?
Who will fix me now?

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MessageSujet: Re: Sans un mot (Amarok)   Ven 19 Déc - 0:14

Tu ne sais pas de quoi demain sera fait.
Depuis des mois tu ne réfléchis plus au futur.
Il s'est éteint dans ses yeux, elle a tout embarqué avec elle.
Elle ne t'a rien laissé si ce n'est tes yeux pour pleurer.
Ta tête pou penser, pour reculer.
Elle t'a tout pris, et tu lui en veux.
Un peu.
Tu lui en veux.
Tout les jours plus fort.
Parce que sans Elle tu n'es rien. Sans elle la vie ne bouge pas.
Elle reste figée dans une ambiance que tu ne supportes plus.
Le temps s'est arrêté et tu attends qu'il redémarre.
Ou qu'il se stoppe pour toujours, qu'il s'éteigne lui aussi
dans la noirceur de ton regard.

Tu ne sais pas de quoi demain sera fait.
Et depuis des mois tu n'en as que faire.

Pourtant, aujourd'hui les choses changent.
A ta grande surprise.
Depuis que l'oiseau est là, tu es presque impatient. Tu le caches bien.
Mais tu attends, toujours la prochaine nuit.
Le prochain moment silencieux partagé.
Tu attends son regard.
Tu n'attends pas ses mots, non. Seulement sa présence qui se veut rassurante.
Douce.
Timide.
T'as la bout de tarte dans la bouche.
Tu sais pas si c'est bon, à vrai dire tu t'en fou.
Puisque son estomac le lui refuse, c'est le tien qui en prends possession.
T'as même pas le temps de prendre une deuxième bouchée qu'elle te le vole des mains.
Et croque dedans à pleine dent.
T'as la bouche ouverte, ton regard sourit. T'es ravi de ce qui vient de se passer.
Tu la regardes faire, et quand elle ouvre la bouche pour se remettre à parler
T'as le cœur qui s'arrête de battre quelques secondes.
Elle termine la part en quelques bouchées avant de t'agiter la croute sous le nez.
Pour te taquiner.
Un clin d’œil.
Elle te montre une autre facette de sa personalité.
ah, t'es comme ça ?
lui lances-tu d'un ton joueur. Tu attrapes le bout restant avant de l'engloutir goulument.
Comme si elle venait de te voler le repas que tu attendais depuis des jours.
Tu lui souris, tendrement.
Ta main passe par dessus la table pour saisir la sienne.
Tes doigts immenses qui serrent les siens.
Tu as peur de la casser, alors tu fais ça doucement.
Tu as peur qu'elle s'envoler, alors tu resserres à peine l'étreinte.
tu sais, j'ai peur la nuit, quand tu n'es pas là.
Ou comment lui dire, que tu es heureux qu'elle soit là. Avec toi.
Heureux de la voir sourire, ça te réchauffe le cœur petit à petit.
Nuit après nuit.

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Sans un mot (Amarok)

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