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 (la belle dag) on s'envole?

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âge : gamine.
crédits : timtim (peach')

MessageSujet: (la belle dag) on s'envole?   Mer 16 Jan - 18:16


je crois bien que je t'.

La vie tourne – elle ne tourne pas rond. La vie continue – même quand tu n'es plus là pour la voir avec moi. La vie tourne et je tourne avec elle – sûrement parce que je n'ai pas le choix. La vie danse – et tu danses trop loin de moi : je voudrais te toucher et t'embrasser et te serrer et t'aimer comme on s'aimait. Avant. Tu te souviens, dis, tu te souviens ? Moi, je me souviens. Même quand je fais semblant. Je me souviens de tes cheveux tes yeux ta peau ta bouche ton ventre tes seins. Je me souviens. Tu es belle, ma fée, quand je me souviens. Tu es belle, TU ES SI BELLE.
Mais tu n'es pas là.
Et tu ne seras plus jamais là.
Parce que je suis un serpent,
parce que je me faufile,
parce que je fuis.
Parce que je n'assume pas : parce que je n'assume jamais.
Et quand la nuit tombe et que les étoiles s'allument, parfois, tu sais : je te vois.
Parfois, tu es là.
Presque réelle sous mes doigts.

Princesse, où es-tu ? Princesse, que fais-tu ? Princesse, avec qui es-tu ? Penses-tu à moi, parfois ? Je dis que je m'en fiche, je dis que je m'en fous. Je dis parce que Nouch dit. Je peux pas dire que tu me manques, je peux pas dire que je coule sans toi, je peux pas dire que le goût de ses lèvres n'ont pas le goût sucrée des tiennes.
Princesse, je crois que.

Le sommeil m'emporte déjà : je me laisse bercer par son silence. J'ai froid, ma fée. J'ai si froid quand tu ne dors pas près de moi.
Et tu es déjà là.
Comme avant.
Face à face dans ce pré si vert – sous ce ciel si bleu.
Le silence nous enveloppe : il nous serre et je me serre tout contre lui.
Tu es là.
J'ai peur de te toucher.
J'ai peur que tu t'en ailles.
J'ai peur d'avoir peur.

Le soleil brille haut dans le ciel : je crois que tu me souris. Le soleil brille, pas de nuages à l'horizon. Tu es belle. Tu es si belle.
C'est comme si le temps s'arrêtait : comme si la vie arrêtait enfin de tourner pour nous laisser le temps. Le temps. Le temps.

Je deviens rayon de soleil pour effleurer tes seins, je suis brin d'herbe pour effleurer ton cou, je me rêve vent pour effleurer tes lèvres.

Princesse. Tu es si belle.
Princesse : embrasse-moi, s'il te plaît.
Dis-moi encore que.
Dis-moi encore que tu.
Dis-moi encore que tu m'.
Non.

Ne dis rien.
Princesse. Le ciel est vert, les arbres se transforment en oiseaux : on s'envole ?


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: (la belle dag) on s'envole?   Sam 26 Jan - 17:38

le vent souffle à en perdre haleine et je te revois me disant
tu m'oublieras j'en suis certaine, l'amour ne dure pas plus d'un instant.

pourquoi la lumière s’éteint ? je ne sais pas. je ne sais plus. pourquoi, dis-moi, pourquoi ne brille-t-elle plus. pourquoi seulement, si seulement, pourquoi le noir. pourquoi pourquoi. si sombre. ce voile. là. devant moi. tout ça sous mes yeux, l'opacité de mes cernes qui caresse mes lèvres. ça manque de blanc. de net, de propre. tout est confus et trop mélangé. tout est tordu et la fumée noire de la cheminée ne s'échappe plus. c'est un océan sans fond, les abysses de la terre. les idées noires, moi le soir.

tout ça. tout ça, parce que tu n'es plus là.
mes yeux sous la lumière qui vacillent cherchent un abri sous mes paupières. c'est la tiède chaleur de la presque nuit. le repos après la vie d'hier. j'ai tant marché pour toi. je sais que je ne suis plus si loin. seulement, je ne te trouve pas. je suis là mais toi non, et perdue sur la plage, je caresse le sommeil. je m'y couche et m'y endort. voilà. je suis inconsciente.
ici c'est le monde du plus rien et du tout à la fois. on y voit l'infini qu'on perd dans l'oubli à la fin de la lune. je cours vers le début d'une nouvelle histoire. en effet, la lumière y est calme et les ombres d'une forêt se jouent de mon corps. marionnette, je suis légèrement vêtue mais vêtue tout de même, j'ai des écailles pour peau et des cheveux si longs que je m'y emmêle les poignets. c'est un monde qui touche le merveilleux. je le crois. le fluo des bambous ondule et un serpent violet couche sur mes épaules. il chante dans une langue très belle, mais que je ne connais pas, il chante dans cette langue très belle la cadence des nuages. ceux-ci volent paisiblement, jaunes dans le ciel turquoise. ils ont cette forme arrondie et le sourire très grand. je suppose qu'ils sont heureux puisque la journée est belle, si belle. il y a même là des fleurs qui ne fanent pas. elles ont pour joie des pétales multicolores qui brillent comme le diamant dans mon ciel d'été. un arbre magique abrite ici-bas des notes de musique, des flaques d'eau, et des livres d'images rouges, si rouges. le sol est mou et tendre, l'herbe n'est pas bien droite, elle a les cheveux frisés aujourd'hui et sa blondeur m'aveugle, moi et mes yeux de loup d'un prune prononcé.
et puis soudain. soudain une vague se soulève et je rencontre l'impensable. c'est la caresse du soleil, le touché de l'herbe, tout ça qui sent toi. le toi. le toi de moi.

toi qui me tire par le bras dans un monde où nous ne sommes pas. pas ça. donc, on s'envole. sur un arbre vert émeraude aux ailes de papillon. c'est sur son dos que je m'accroche à toi. mes bras pour ton coup je boude un peu, je boude tes lèvres pour l'amour de ton cou. j'embrasse la chair pâle mais d'un tellement beau pâle que des larmes roses glissent le long de mes paupières. je te dis que je pleure d'amour, que je pleure parce que je t'aime, que je pleure parce que moi je ne joue pas, moi je dis, moi j'agis, moi je ne mens pas. moi je ne me cache plus, parce que moi je crois un peu que je sais ce que je suis. une grande rêveuse pommée dans un monde qui ne lui convient pas. parce que tu n'y es pas.
je t'aime.
je t'aime.
je t'aime.
écoute chut souris chut embrasse chut ferme chut tes yeux chut sur moi chut je veux chut tes bras chut dis-moi chut seulement chut que tu m'aimes. un peu. que tu m'aimes. sur le lit de liane au dessus d'une forêt de champignons étoilés, nous couchées, tes seins si beaux, là. nue. tes formes pour les miennes. le silence du manque. l'amour de rien. qui coule. coule. coulera.

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crédits : timtim (peach')

MessageSujet: Re: (la belle dag) on s'envole?   Mar 29 Jan - 16:19



elle t'offrira des feulements dans sa voix lorsqu'elle reprend son souffle qui s'échappe dans la cour pour aller faire gauler la lune. des coups de bélier invoqués comme un miracle qui veulent dire SI TU T'ARRÊTES, JE MEURS.

Tes bras dans mon cou et l'arbre qui s'envole sans un bruit.
Je caresse les nuages d'un doigt paresseux : j'en mange un bout, le nuage tonne en silence mais ne pleure pas, le soleil ne veut pas, le soleil est trop beau et je lui ai demandé, s'il te plaît ne pleut pas, s'il te plaît ne pleut pas, s'il te plaît.
Des plumes multicolores volent avec nous ; je ne sais pas à qui elles sont, peut-être à l'arbre, peut-être à toi : es-tu un oiseau ? Une colombe un moineau un phénix ?
Le silence est assourdissant : je n'entends que le bruit de tes lèvres qui bouffent ma peau. Et je voudrais que tu me manges encore, encore plus, que tu m'avales, putain, que tu fasses quelque chose de ce corps vide, de cette peau blanche, de ces yeux bleus. Je voudrais bien mourir à l'intérieur de toi, mourir en toi, et revivre dans ton estomac, tes poumons, ton cerveau, si près de ton cœur. Peut-être à l'étroit dans mes membres si petit, peut-être à l'étroit mais au chaud, là où la vie veut bien vivre.
Je ne mentirais plus,
je serais un bout de toi.
À l'intérieur.
Dans.
Mange-moi encore un peu, mange-moi s'il te plaît, princesse fée papillon étoile.
Et le bruit de ton océan qui déborde, de ton océan grenadine qui coule dans mon dos et laisse une trace rose et sucrée au creux de mes reins. J'entends aussi ton océan et il me plaît parce qu'il est beau, parce que j'en suis la reine et parce qu'il me caresse, parce que c'est un peu de toi sur moi, un peu de nous tatoué sur mon épiderme, ne l'efface pas, laisse-moi la preuve de tes maux que je crie quand je la vois, que je souffre moi aussi, que je me souvienne toujours qui tu es et pourquoi tu pleures et pourquoi j'aime tant ton océan.

Mon cœur se renverse, l'arbre se pose et, dans un battement d'aile de ciel d'oiseau, s'envole à nouveau. Peut-être a-t-il d'autres amazones à transporter, peut-être veut-il nous regarder de tout en haut, peut-être est-il amoureux du soleil – d'un autre soleil que celui de tes cheveux entre mes doigts qui tremblent.
Susurre-moi nos mots d'amour. Je les grave sur le bois sur le sol dans le ciel. Avec une aiguille de la taille d'un immeuble je les recopie pour ne plus les oublier, pour ne plus partir, jamais, jamais, tu entends, jamais. J'ai un goût de sang à l'intérieur, mais.
Je suis chez moi quand tes yeux d'or se posent sur moi.
Je suis chez moi quand tes jambes lianes se nouent autour des miennes. Je veux faire un nœud, un nœud, un nœud si serré que jamais plus je ne pourrais m'en aller. Promis. Je resterais ma hanche contre ta hanche et ma bouche sur ta bouche et mon cœur. Mon cœur où tu voudras qu'il soit. Mon cœur aux loups, mon cœur à toi, mon cœur ailleurs. Nos jambes mêlés, nos jambes nouées à jamais, mes doigts qui cherchent un trésor : là, juste là, quelque part sur ta peau, peut-être à côté, sur ton ventre, ta joue, tes mollets, partout, n'importe où, où tu veux, où tu veux, faisdemoicequetuveux.
Les nuages répètent un ballet rien que pour toi : ils dansent. Bientôt ils chanteront mais déjà je ne les entendrais plus. Concentrée sur ta respiration qui siffle et sur le cri qui gonfle en moi et qui bientôt explosera pour recouvrir
tous
les
murs
de
notre
vie
de sa couleur bien trop profonde et de ses mots trop grands : je crois bien que je t'.
Tu n'entends pas ces mots qui cognent dans ta propre bouche quand ma langue joue avec les tiens ?
Ne me demande pas plus que mon cœur qui s'emballe, que la fièvre à mon front, que le sang dans ma bouche : je suis incapable de plus, tu le sais, tu le sais trop bien.

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