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 l'hémorragie de nos mélancolies. (cosmo)

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Invité

MessageSujet: l'hémorragie de nos mélancolies. (cosmo)   Lun 31 Déc - 15:31



cosmo, ulysse.


Je laisse la plage derrière moi, le sable fin et les coquillages, le port et les bateaux, pour me rapprocher des falaises. En cette fin de soirée, je décide de quitter mon lieu de prédilection pour me rapprocher d'un lieu plus inconnu. Les falaises. Vertigineuses, impressionnantes, surplombant avec aplomb l'Océan mer. De là haut, on se croirait invincibles. Intouchables. Rien ne nous atteint, pas même les vagues violentes qui lèchent la roche, lorsque la mer se déchaîne. Peut être je me tiens là, debout sur la falaise, le regard vers l'horizon, pour essayer d'espérer. Encore un peu.
L'espoir, c'est tout ce qui me reste.
L'espoir que son bateau revienne n'est plus, il est trop tard. Je n'ai pas su l'aimer, je n'ai pas su la retenir.
L'espoir, aujourd'hui, et tout autre. Celui qu'on m'apprenne de nouveau à vivre, à aimer, à ressentir, comme toute personne normale. Mais tout seul, je n'y arriverai pas. Apprenez moi à récupérer mon coeur, à ne plus sentir ce trou béant dans la poitrine, comme un oiseau qui se serait envolé de sa cage. Apprenez moi à me méfier des filles, puis à les aimer comme il faut. Juste, apprenez moi. Peut être que sur cette falaise, j'attends aussi l'arrivée d'un bateau. Un bateau plein d'espoir, plein d'envie, plein de vie. Parfois, au port, j'imagine aussi qu'un bateau que j'aurais réparé pourrait me réparer à son tour. Raccommoder mon coeur avec du fil et des aiguilles, comme j'ai raccommodé la voile sur son mat. Peut être que je rêve trop, aussi.
Mais que faire lorsque vous ne savez plus comment vivre? Il ne reste que les rêves.
Le soleil a baissé dans l'horizon et l'effleure maintenant. La mer s'est calmée et le son des vagues est devenu plus apaisant, plus régulier. Mes rêves résonnent dans ma tête, et mon coeur bat trop fort. Comme pour dire, regarde Ulysse, je suis toujours là. Certes, il est toujours là. Mais il est tout déchiré. Et j'attends naïvement quelqu'un capable de le réparer. L'espoir, encore et toujours.
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Invité

MessageSujet: Re: l'hémorragie de nos mélancolies. (cosmo)   Mar 1 Jan - 20:55


Crépitement. Débris d’étincelles.
Il frappe, frappe jusqu’à ce qu’il voit rouge. Rouge sang, rouge feu, rouge vif. Il frappe, frappe, frappe pour les voir une nouvelle fois. Pour une énième fois. Son œil de velours, étoffe déchirée, aperçoit l’éclat. Il brûle.
La lune l’épie et le froid l’agresse. Démangeaison cachée dans son bas-ventre, au plus profond de ses entrailles. L’envie de jouir de sa chaleur, de sa couleur, de sa danse effrénée. Il frappe. L’envie est forte. Bien trop forte pour son cœur de verre.
Il brûle, y laisse une marque.
On s’approche de lui. Le goût de la tristesse, le parfum de l’abandon, de la laideur. Il le connait. Par cœur. Capable de reconnaitre cette odeur entre mille. Il tourne la tête.
Les pieds qui trainent. Le sourire las. Le regard vide. Les cheveux emmêlés. Le cœur écorché. Les yeux qui saignent.
Cosmo sourit, malgré lui. Il ne l’avait jamais vu jusqu’ici. Il ne t’avait jamais vu jusqu‘ici. Dis-moi ce qui ne va pas, dis-moi pourquoi tu pleures, dis-moi ce qui te ronge. Là, ici, tout bas. Je le ressens de tout mon moi. Alors, va t-en. Laisse-la partir. Ne la laisse pas te détruire. Ne la laisse pas te tuer.
Il brûle, y laisse une marque et crie.
J’ai compris.
« Qu’est-ce qui ne va pas chez toi ? »
Je veux bien essayer de calmer les tempêtes qui te tourmentent. Je veux bien demander à la lune pour gagner un sourire. Le tien se mêlant au mien. Je veux bien arracher ton cœur et le jeter à la mer. Je veux bien te prendre par la main et le regarder se noyer à tes côtés. Je veux bien l’incendier pour t’entendre crier. Laisse-moi gagner ton port, laisse-moi t’emmener avec moi.
Folie délicate, tendre euphorie.
Il se lève pour te rejoindre. Les malheureuses dans les mains. Les pierres devenues chaudes. Ne laisse pas ton regard s’attarder sur ces dernières. Elles embrasent, détruisent et dévorent. Ne prends pas ce risque, pantin désarticulé.
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MessageSujet: Re: l'hémorragie de nos mélancolies. (cosmo)   Dim 6 Jan - 22:32



cosmo, ulysse.



Une voix. Une question. Et pas n'importe laquelle. Celle que tu poses quand tu as tout compris, quan tu as vu le chagrin qui le hante. J'ai envie de répondre, ça se voit tant que ça ? Question rhétorique, réponse évidente. Bien sûr que ça se voit. Il ne t'aurait pas demandé ça, sinon. Ca se voit parce que c'est inscrit sur mon visage - dans mes traits fatigués de ne plus savoir vivre, dans mes yeux déçus de ne pas avoir su l'aimer, dans mon regard tourné vers le vide, dans mon être tout entier qui se dit que ça serait plus facile de faire un pas en avant et de se laisser tomber. Et tout laisser tomber. Ne baisse pas les bras, un coeur brisé ça se répare. Tu apprendras., qu'on m'a dit. Alors je suis resté. Puis parfois, il y a des jours où, quand mes pensées deviennent trop noires, j'ai comme des envies d'embrasser le vide. Un jour un peu comme aujourd'hui.
Il se lève et s'approche, je ne sais quoi répondre. Mon regard s'attarde sur ce qu'il tient entre ses mains. Des pierres. C'est donc cela qui faisait du bruit. Le bruit de pierres qui veulent faire naître des étincelles.
Le feu. Celui du désir, de l'amour. Celui qui émeut, qui transcende. Celui qui m'a animé lorsqu'elle était là. Puis le feu des souvenirs, le feu de la mélancolie. Celui qui m'anime à présent. Qui marque, qui fait mal. Celui qui brûle. Brûle les yeux parce qu'il te montre qu'elle n'est plus là, brûle la tête parce qu'il te rappelle qu'elle n'est plus que souvenirs.
Aujourd'hui est l'un de ces jours où tout fait mal.
Pourtant, aujourd'hui est un jour différent d'ordinaire - il est là, à me demander ce qui ne va pas chez moi. Et je suis là, face à lui, les lèvres scellées, parce qu'elles ne savent pas quoi répondre.
Un peu tout. J'ai le coeur qui s'est brisé, il faut le recoudre mais je n'y suis pas arrivé. Je suis à la recherche des ces lambeaux de coeur qu'elle a volé. Les aurais-tu vu, toi? Elle est partie comme ça, un beau jour, sur un bateau. Et moi, j'étais sur le quai, en sentant mon coeur battre de travers.
Je ne suis plus sûr de savoir aimer. Ni vivre. Je me suis perdu. C'est tout ce que j'ai trouvé à répondre. Quelque chose qui explique, assez, mais pas trop. Parce qu'au fond, j'ai moi même l'impression de plus savoir ce qui ne va pas. Perdu, je suis.
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MessageSujet: Re: l'hémorragie de nos mélancolies. (cosmo)   Sam 12 Jan - 11:55


qui marche sur des braises, qu'on ait le coeur amoureux, qu'on soit l'ombre des cieux, on n'est rien du tout qu'un fou sur la falaise. des flammes à la rivière. y a des trous dans ma chair, ouais, des siècles en enfer, à chercher ta flamme à la rivière.
quand la plaine est aux fleurs, quand les fleurs sont du mal, quand j'ai mal à toi, quand je suis sur des braises, au milieu des yeux rouges, de ces rois divorcés qui recherchent une reine sur le bord des falaises. que l'on marche sur l'eau.


Le vide attire, le vide fascine. Au bord des falaises. L’envie d’étendre les bras, l’envie de sentir le vent froid sur ta peau, de le sentir dans tes cheveux, l’envie de te sentir léger, oiseau. Ce sont ces folies délicates qui le poussent à s’aventurer par ici, par-delà les pierres et la roche.

Il meurt.
« Je ne suis plus sûr de pouvoir aimer. Ni vivre. Je me suis perdu. »
J’aperçois ton œil qui divague. Il dit vagues. Il boit la tasse, l’Océan mer l’emporte. J’entends ses cris sous les flots. Bien-sûr que je les entends. De la douleur, du rouge, le mal. La peur. Il s’élève pour les astres, flammes et constellations. Ses doigts pleurent, abandonnant les étoiles. Le noir de la nuit te salue. Le sel te ronge la rétine, le sel t’aveugle. Tu te perds. Tu te perds. Tu te perds.
Il meurt.
« Laisse-moi t’aider à retrouver ton chemin. »
Le son de la roche qui claque s’éloigne au loin dans les effluves salées de la mer.
« L’amour, celui avec un grand A, celui qui te bouffe, il n’existe pas. Il n’existe pas, tu entends ? Il est juste dans ta tête ou ne dure qu’un instant. »
Le son d’une braise. Une seule. Le rouge devient noir.
« L’amour, c’est comme les flammes. Ça s‘embrase et ça s’éteint. » Cosmo plonge son regard noir dans le tien. « Tu t’y es juste brûlé. » Tout simplement.
Mort.
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MessageSujet: Re: l'hémorragie de nos mélancolies. (cosmo)   Mer 16 Jan - 19:30



cosmo, ulysse.


Laisse-moi t’aider à retrouver ton chemin. Une phrase. Celle là.
C'est cette phrase que j'ai toujours voulu entendre. Entendre quelqu'un la prononcer. Ou la sous-entendre. Rien que ça. Mais je me suis heurté à des murs. Et ils ne savaient pas. A croire qu'ils n'ont jamais été malheureux.
L’amour, celui avec un grand A, celui qui te bouffe, il n’existe pas. Il n’existe pas, tu entends ? Il est juste dans ta tête ou ne dure qu’un instant. Ce jeune homme, il énonce des choses avec une telle foi, que ça paraît être la vérité. Peut être que ça l'est, au fond, je n'en sais rien. Mais ce serait une vérité qui fait mal. Parce que les croyances tombent. Toutes. Qu'est ce qui existe, alors? Pourquoi dans les livres, ils décrivent tout ça avec une telle précision, si tout ça n'existe pas? Cela voudrait dire que ça sortirait de leur imagination? Mais à quoi croira-t-on ensuite, alors? Des questions, des questions. Je ne pose que ça. Elles s'emmêlent dans ma tête, s'entrechoquent, résonnent. Je les pose, parce que lui, il a l'air d'avoir des réponses.
Il fait une analogie entre l'amour et le feu. Tu t'y es juste brûlé. Et la brûlure, elle est toujours là. A fleur de peau. En profondeur. Dans mes veines. Dans mon cœur. Dans ma tête. Elle est toujours là et ne semble pas prête à partir. Délivre moi.
Mais la flamme était violente, vicieuse. Il doit bien en avoir des plus douces. J'espère. L'espoir, toujours. Il a l'air de les connaître, les flammes. Différentes couleurs, différentes températures. Comme l'amour ? Peut être.
Comment tu te soignes alors, quand tu te brûles, toi? Comment tu fais, toi, dis moi.
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