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 j'ai accepté par erreur, ton invitation (nahele)

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MessageSujet: j'ai accepté par erreur, ton invitation (nahele)   Ven 7 Déc - 19:23



Tu me détestes, c'est ça ? Ce n'est même plus une question. L'évidence se retourne dans mon cerveau comme moi quand je n'arrive pas à dormir. Sur le flanc ou sur le dos. Moi, tu sais, je n'arrive pas à te détester. J'ai beau ne pas avoir l'impression de t'aimer comme il se doit, je crois que j'ai fais bien trop d'erreurs. Et toi, est-ce que tu pourrais mettre un terme à tout ça ? Un terme à nous, un terme à ces deux cœur qui battaient à l'unisson. Mais je n'oublie pas la chaleur de ton corps, ni le vent dans tes cheveux, ni le frisson qui grimpait sur mon échine quand je sentais tes lèvres épouser les miennes. Mais tout ça, toute cette bulle de rêve, de beau, c'est fini. N'est-ce pas ?
Je marche. Dans cet état second dans lequel je suis plongé depuis de nombreux jours. J'attends que la mer me soigne, j'attends qu'elle m'aime, qu'elle mette un baume à mon cœur bien trop triste. J'attends ses pansements. Si elle veut je découpe ma poitrine en deux, avec de grands ciseaux, là, comme ça. Ce sera plus facile. Pour la mer comme pour moi. Je croyais être venu ici pour échapper aux problèmes, je pensais être là pour fuir l'avant, le vide, la solitude. Et il me semble que parfois je retombe dedans. Je sens le manque en moi. C'est un trou. Dans ma tête, dans ma poitrine. Partout. Une vraie passoire.
Et je marche encore, là, au bord de la falaise. Le vent me gifle et m'agresse. Avec un peu de chance, il me poussera peut-être à l'eau. Je n'ai jamais fais de natation en décembre. Mais j'aimerais bien. J'aimerais vraiment bien. Transi dans le froid de la mer, noyé de courage et de peur. Ce doit être exaltant. Vivifiant. Une belle expérience. Mais je sais pourquoi je suis là, pour lui parler. Je sais que je peux le trouver là. J'ai un tas de petites choses à lui dire. Je crois que j'ai surtout envie de revoir son visage, je crois que j'ai envie de lui tenir la main, d'entrelacer mes doigts aux siens et de l'aimer très fort. Mais je n'y arriverais pas. Je n'y arrive plus. J'ai juste envie de lui jeter du sable dans les yeux, de le pousser, de le voir tomber. Parce que je l'ai vu. Là, dans le village. Avec un autre garçon. Sûrement moins compliqué. Et j'ai souhaité tellement fois qu'il trouve mieux que moi, j'ai prié très fort pour qu'il se trouver un garçon plus beau, moins compliqué, avec mille qualités. Mais pas si vite. Je voulais le voir avoir mal, je voulais voir la peine dans ses yeux, et rire de ça. Tu as vu comme ça fait mal. Tu as vu comme on souffre, comme on se tue. Mais lui. Il retourne le couteau dans la plaie, il le retourne et moi ça me fait trébucher. Et saigner.
Je vois sa silhouette pleine de vent. Je me presse vers lui, presque en courant, le souffle coupé. Le flot de mots est trop grand. Je pose ma main sur son épaule et le retourne vers moi, je tremble. Et moi, est-ce que j'étais un test, aussi ? Pour que tu voies ce que ça fait d'être avec quelqu'un qui s'assume pas ? je le regarde avec haine, et je tremble encore. C'est ça, hein ? Je suis une putain de statistique dans ton cerveau ? Dis-le ! Dis-le que j'en suis une ! Dis-le que t'as fait ça juste pour voir. je le pousse un peu, pour qu'il s'éloigne de moi. J'ai envie de pleurer. Parce que j'en veux. À moi. À lui. À nous. J'entoure mes épaules de mes bras. Je suis vulnérable. Totalement exposé. Tu m'aimes pas, c'est ça ? T'avais dis qu'on avancerait en faisant des faux pas. Et tu pars avec un autre. Il est meilleur que moi ? Il est plus homo que moi, c'est ça ?
Est-ce que tu penses à moi avant de dormir ? Est-ce que tu penses à ce qu'on aurait pu vivre à deux ? Est-ce que tu penses qu'on se fait du mal pour rien ? Est-ce que tu crois qu'on s'aime enore ?
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MessageSujet: Re: j'ai accepté par erreur, ton invitation (nahele)   Jeu 17 Jan - 14:17





Ta mâchoire se serre sous les coups du vent sur ton visage. Les mains dans les poches de ton bermuda tu observes, des heures que tu es là. Ton regard alternant entre l’océan et le vide. Entre la vie et la mort ? Patiemment, tu attends. Tu attends qu’il arrive, puisqu’il viendra tu en en sûr. Il a des choses sur le cœur, et toi aussi, beaucoup trop de choses à lui dire. A lui avouer. Tu dois te faire pardonner ? Peut-être, tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Alors tu espères que les falaises te donneront une solution quelconque. Peut-être que la meilleure reste une nouvelle fois la plus simple : sauter dans le vide. Pour tout stopper maintenant. Ne plus te poser de question. Ne plus l’aimer si fort. Qu’il soit libre, enfin. Tu commences à frissonner, mais tu ne bouges toujours pas. Tu sais qu’il t’a vu avec l’autre, quelque chose s’est brisé en toi en une fraction de seconde. Comme si tout ton monde s’écroulait sans la moindre raison. La sensation atroce d’être abandonné. Tes dents se serrent un peu plus, comme si tu essayais de retenir tes larmes à présent. Et une main glacée sur ton épaule te force à te retourner. Il est là, il tremble. Tes bras restent le long de ton corps, immobiles. Incapables de s’allonger pour serrer l’Homme avec force. Et moi, est-ce que j'étais un test, aussi ? Pour que tu voies ce que ça fait d'être avec quelqu'un qui s'assume pas ? C'est ça, hein ? Je suis une putain de statistique dans ton cerveau ? Dis-le ! Dis-le que j'en suis une ! Dis-le que t'as fait ça juste pour voir. Ses mots te frappent en plein cœur, ses maux c’est comme s’il plongé sa main dans ta poitrine pour en extirpé l’organe encore plein de sang, pour le regarder battre entre ses doigts jusqu’à en mourir. Il te pousse et tu recules de quelques ridicules centimètres, ton poing se serre si fort. T’ouvres la bouche pour dire quelque chose, pour te défendre. Mais il enchaine, ses bras autour de ses épaules comme un enfant apeuré. Tu m'aimes pas, c'est ça ? T'avais dis qu'on avancerait en faisant des faux pas. Et tu pars avec un autre. Il est meilleur que moi ? Il est plus homo que moi, c'est ça ? De nouvelles paroles assassines. Tu le regardes longuement, comme pour mémoriser une nouvelle fois les traits de son visage, comme si c’était la dernière fois que tu avais l’occasion de le voir. Tu ne m’aimes pas, c’est ça. comment peut-il croire à ce qu’il dit. Tu passes une mains dans tes cheveux, les sourcils froncés. Arrête. Arrête Slim. Arrête ! La colère se lit sur ton visage, la déception également. Déçue qu’il puisse penser ça de toi. Qu’il puisse imaginer qu’il n’était rien d’autre qu’un test, déçu qu’il vous imagine au passé à présent. Tu t’approches de lui, t’as envie de le prendre dans tes bras, lui dire qu’il est tout pour toi. Que sans lui tu n’as même plus envie d’exister. Que tu es prêt à tout pour lui. Qu’il se monte la tête. Mais aucun son ne sort de ta bouche, aucun geste n’anime ton corps. Alors tu recules de deux pas à nouveau. Les yeux fixés sur tes pieds. Comment tu peux imaginer … comment tu peux… tu n’arrives même plus à parler, par peur de t’emporter. Hurler ne servirait à rien. Tu crois vraiment que je pourrai te faire un truc pareil ? le ton que tu emplois est des plus froid. Tes yeux noirs sont plantés dans les siens maintenant, tu le défis. Qu’il te dise ce qu’il pense vraiment de toi. Qu’il balance tout maintenant. Qu’il foute un gros coup de pied dans votre histoire. Que tout se termine, pour de bon ! Est-ce réellement ce que tu souhaites ? Non. Mais la colère a pris le dessus. Tu n’es plus qu’à quelques centimètres de lui, comme si le vent avait fait en sorte de vous rapprocher une nouvelle fois. Dis moi.
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MessageSujet: Re: j'ai accepté par erreur, ton invitation (nahele)   Sam 19 Jan - 21:54



Une bulle m'enveloppe. Elle nous enveloppe. Il est dans mon espace. Tous les sons autour de moi s'effilochent. Même le bruit des vagues contre la falaise est devenu un chuchotement timide. Tout autour il y a du flou. Il n'y a que Nahele qui garde toute sa netteté. Une ampoule dans mon brouillard. Et j'aimerais courir vers ce petit soleil pour pouvoir me réchauffer, pour qu'il m'éclaire, pour l'enlacer et le tenir par la main. Il y sa son regard au goût de l'impitoyable sur moi. Arrête. Arrête Slim. Arrête ! tu vois comme ça fait mal, maintenant ? Tu la sens cette douleur ? Tu as vu comme elle te ronge, comme elle te bouffe ? Toi aussi tu as les regrets comme une enclume sur tes épaules trop fragiles ? Toi aussi tu as ces morceaux de haine au bout de tes doigts, au fond de tes pupilles ? Il recule, s'écarte encore un peu plus de moi. Pars, Nahele. Pars, pars. Oublie moi si tu veux. Tu peux disparaître dans le néant des vagues, tu peux partir. De toute façon, je m'en fiche.Comment tu peux imaginer... comment tu peux... Tu crois vraiment que je pourrais te faire un truc pareil ? et son ton m'effraie. Son ton me fait courber l'échine, un peu plus. J'ai de la bruine au bord des yeux. Je ne prends pas la peine de lui répondre, et j'évite son regard. J'évite la glace de ses pupilles, son air inquisiteur. Et si je lève les yeux, je sais ce que je verrais. Un tableau de noirceur, où la méchanceté et l'incompréhension seront peintes sur les bords.
Je crois que je lui fais mal pour un trop peu, je crois que je lui fais des bleus à l'âme. C'est comme si, comme si on passait notre temps à rouvrir les cicatrices qui abîment le corps et l'esprit. Comme si on était sans cesse en train de se détruire pour avoir l'impression d'exister. Comme si c'était nécessaire. Comme si nous avions besoin de nous faire tout ce mal. Pour avoir une bonne raison de pleurer, le soir. Pour avoir une bonne raison d'en vouloir à la terre entière, à nous, à eux. Je suis animé par cette foule de sentiments complexes. Je suis muet. Je ne sais plus quoi lui dire. J'aimerais lui vomir l'amour et la haine que j'éprouve envers et contre lui. Il n'y a rien que le silence. Comme un grand trou entre nous. Je sais plus ce que je crois, Nahele. ma voix tremble, hésitante, et j'efface une larme du revers de ma manche. Je sais pas qu'est-ce je dois croire, je sais même plus si on doit encore y croire. je tire sur mon pull, et mes yeux fixent le sol. Je voudrais qu'il se dérobe sous nos pieds. Partir enfin, pour toujours. Faire un bain d'eau gelée. Je veux pouvoir être transi, échapper à ces démons, au ombres noires qui m'entourent. J'en peux plus de crever de douleur pour quelque chose d'aussi futile. J'en peux plus d'avoir ce putain de nœud dans la gorge quand je te vois. tous ces mots dans un souffle. J'ai l'estomac plein d'enclumes. Et je coule, et je coule.
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MessageSujet: Re: j'ai accepté par erreur, ton invitation (nahele)   Mer 30 Jan - 11:46



Dis-moi. son visage se brouille, comme s’il disparaissait petite à petit. Comme si son corps s’éloignait du tiens lentement sans que tu ne puisses rien faire. Dis-moi, dis-moi à quel point tu me détestes, à quel point tu nous détestes. Que tout ça ne sert à rien, que tout ça n’est qu’une vulgaire succession d’échecs. Dis-moi que tu me détestes. Cris le, fort. Et je partirai, ne t’en fais pas, je disparaitrais mon amour. Tu n’aurai pas à partir bien loin, un pas dans le vide et se serait bon. Tu le marquerais à vie, il se souviendrait de cette chute brutale. Il regarderait peut-être même ton corps disparaitre au fond de l’eau. Peut-être qu’il attendrait, peut-être qu’il partirait le sourire aux lèvres, que tout soit enfin terminé. Il aurait ta mort sur la conscience, marqué au fer rouge, pour toujours. Cette idée traverse ton esprit une fraction de secondes, avant de s’envoler, laissant place à ta vue toujours brouillée. Les larmes s’accumulent, un clignement de paupières et la cascade s’enfuirait sur tes joues rougis par le froid. Une boule grandit, te pique la gorge, commence à prendre toute la place, alors tu serres les dents encore une fois. Histoire de retenir l’eau salée. Tu n’as pas envie de t’effondrer face à lui. Tu préfères garder ce masque froid sur le visage. Peut-être pour qu’il se détache plus vite, qu’il fasse ça comme on enlève un pansement. Coup sec et brutal.
Je sais plus ce que je crois, Nahele. tu affrontes une nouvelle fois son regard, il essuie une larme que tu aurais voulu attraper au vol, le voir pleurer t’es insupportable. Je sais pas qu'est-ce je dois croire, je sais même plus si on doit encore y croire. J'en peux plus de crever de douleur pour quelque chose d'aussi futile. J'en peux plus d'avoir ce putain de nœud dans la gorge quand je te vois. ses mots sont tranchants. Comme une lame glacée sous ta gorge, encore un peu plus et il te tuerait. Sans le vouloir peut-être. L’impression de lui faire du mal est plus que présente, tu as de plus en plus envie de disparaitre. Tu imagines que sans toi il serait heureux. Il ne serait pas homosexuel. Il aurait rencontré une fille, il lui aurait fait la cours et il serait heureux. Peut-être même un mariage en prévision. Tu te tortures l’esprit, l’imagination débordante. Ton visage se tourne vers l’océan agité quelques secondes, tu laisses tes larmes coulées, persuadé qu’il ne les voit pas. Ta main passe sur ton visage, les yeux rougis tu le regardes à nouveau. Cette distance te tue. Mais tu n’approches pas, tu n’en as pas la force. Peur qu’il te repousse. Tu cherches des excuses. froid, une fois de plus. Des excuses pour ne pas être comme tu es. Pour ne plus croire en moi, en nous. Parce que c’est plus facile de vivre comme tous les autres au final. tu en es persuadé, sa crise de jalousie n’est du à rien d’autre. Tu essayes de t’en persuader. Car au fond tu préfères penser ça, plutôt qu’autre chose. Tu as peur au fond de toi, peur qu’il ne t’aime plus. Tu oses un pas, enfin, ta main s’approche du visage de Slim. Tu t’autorises à caresser sa joue du bout des doigts. J’étais prêt à tout pour toi Slim. A tout. Ton bras retombe le long de ton corps, tes yeux se baissent, pour ne plus lui faire face. Et tu prends les devant, tournant le dos au jeune homme pour continuer ta route. Pour aller tu ne sais où, marcher, oublier, l’oublier, t’oublier.
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MessageSujet: Re: j'ai accepté par erreur, ton invitation (nahele)   Mer 30 Jan - 16:04



Tu cherches des excuses. Des excuses pour ne pas être comme tu es. Pour ne plus croire en moi, en nous. Parce que c’est plus facile de vivre comme tous les autres au final. et c'est tellement difficile, tellement difficile d'entendre des mots comme ça. J'ai l'impression que mes tympans hurlent. Je pense que Nahele n'a pas tort, je pense qu'il y a de la vérité derrière l'acide de ses mots. Et je ne sais plus où me placer, je en sais plus où me mettre. Je suis partagé. Je m'en veux, je me déteste d'être ainsi. Mais je lui en veux à lui, je lui en veux tellement. J'ai le cœur qui s'essouffle. L'effort est trop grand, trop lourd, trop tout. Et si au final, le problème, l'épine, c'est moi ? Et si au final, le monstre, c'est moi ? Et si c'est vrai, si je n'assume pas, et si j'ai honte, et si j'ai peur, et si toutes ces choses là. Je peine à déglutir, rien que ça. Je regarde Nahele avec des yeux remplis de vide. Les yeux de l'absence. Je suis trop de questions, trop de pensées, trop de trop. Je suis trop plein, parfois. Mes mains deviennent des poings. Qui se serrent, qui de desserrent. Qui a dit que ce serait plus facile, à Almayer ? Qui est l'idiot qui a dit ça ? C'est moi. Le roi des cons sur son trône de honte. Les doigts de Nahele se lèvent, puis il caresse cette joue qui était – est sienne. J'arrive encore à en frissonner, j'arrive encore à le désirer malgré tout ça, malgré tout ce mal. J'ai envie d'emprisonner sa main, la garder là, réchauffer sa paume froide. J'ai envie de pouvoir sentir son corps contre le mien, ses lèvres, son regard si particulier dans le mien. J'ai envie de pouvoir ressentir tout ça, le frisson habituel. Rien de tout ça, rien de tout ça ne se fait. Ma mâchoire se crispe seulement. Pourquoi Slim ? Pourquoi es-tu si froid ? Pourquoi tu n'écoutes pas ce muscle qui bat dans ta poitrine, qui bat trop fort dans ta tête ? J'ai peur. Il y a trop de monstres au fond de mon ventre. Ils agrippent mes tripes, et moi, je ne sais pas. Je ne sais pas où aller. J'ai trop peur, j'ai bien trop peur. D'avancer, de reculer. Peu importe moi je stagne. J'étais prêt à tout pour toi, Slim. À tout. et le présent devient du passé. Son bras qui tombe mollement, ses yeux qui fixent le sol. J'ai un nœud dans la gorge, un nœud d'amour, de tristesse, de peur. Nahele me tourne le dos. Il part. Il part sans rien dire. Sa silhouette malmenée par le vent trop furieux. Ses cheveux noirs de sel dans la bise. Slim le pétrifié, là sur ma falaise. Ne le laisse pas partir! la voix de la déraison qui a trop raison hurle dans ma tête. Son cri est strident. Électrochoc. Il est déjà loin devant. Moi je ne réfléchis plus. Je cours simplement, je cours tout droit. Il est tout près maintenant. Essoufflé. Fatigué. Lassé. Je suis face à lui, je lui tiens les épaules. N'avance plus. Je t'en prie ne fais pas un pas de plus. j'avale un peu d'air qui a un goût de larme. Regarde-le, regarde ce visage. Je le regarde, son visage trop plein de douleur. Un pas. Un pas en avant. Des mois en arrière. Mes mains qui remontent juste pour son visage. J'embrasse son nez, ses lèvres. Il y a presque quelque chose qui ressemble à de la violence. Nos corps échoués dans la tempête. Ce qu'ils peuvent penser, je le jette au vent, je le balance à la mer. J'effleure encore cette bouche, encore, encore, encore, encore.
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