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 (nahele) ces envies qui nous poussent à embrasser le vide.

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MessageSujet: (nahele) ces envies qui nous poussent à embrasser le vide.   Mer 28 Nov - 11:36


Dans tes yeux tout au bout
Ce qu'il reste de nous
Emporté par la mer
Qui s'endort sur les braises
Accroché à leur cou
On finit tous un jour
Par se croire immortel
Sur le bord des falaises
J'ai pas voulu tout ça
J'ai pensé qu'à moi
J'ai pas voulu tout ça.

Princesse des Océans.
Je suis.
Reine de l'immensité.
Je suis.
Impératrice du bleu, des vagues, du vent.
Je suis.
Vague qui t'avale, te recrache.
Je suis.
Raz de marée assassin.
Je suis.
Écume qui te recouvre.
Je suis.
Ressac incessant.
Je suis.
Reflet des étoiles, de la Lune et du Ciel.
Je suis.
Infini, ailleurs, immense.
Je suis.


La nuit m'enserre dans ses longs bras de velours. Le vent m'envole, mais je lutte. L'Océan est couvert de sa parure de nuit : encre noire et brillante. Il m'appelle. Ses murmures hurlent mon prénom. Il m'attend. Il m'attendra toute la nuit, s'il le faut, mais je suis pressée. Je n'ai plus le temps d'attendre, plus le temps de me retourner, seulement celui de m'oublier. Je cours presque. Mes vêtements s'éparpillent sur le sol : ils tombent, simplement, dans le sable humide. Je n'ai pas peur – pourquoi aurais-je peur ?
Un pied dans l'eau, gelée. Je frissonne. Doux bonheur qui m'emplit. C'est la première fois qu'il me touche. La première fois qu'elle va me posséder – enfin. Premier contact, comme un premier regard. Coup de foudre. Liquide glacé qui m'avale. J'avance encore, je ne peux plus m'arrêter. J'ai envie de lui : et de ses va et viens et de ses caresses qui me rendent à la vie, qui me rendent à moi. Mon souffle s'accélère. Mes gestes sont plus lents – pour tirer le plaisir, tout le plaisir, de chaque mouvement, même infime, même invisible.
L'eau recouvre bien vite mon ventre et puis mes seins, mais je m'avance encore, sur la pointe des pieds, pour pouvoir respirer, encore un peu, une dernière inspiration, avant le tout, avant la vie, avant moi.
Je ne sais pas nager. Je ne sais pas nager, mais l'Océan ne me tuera pas. Il ne me tuera pas parce qu'il m'aime, parce que je suis sienne tout autant qu'il est mien, parce que nous ne sommes qu'un : je suis sa fille, son enfant, sa femme et sa Reine, je suis son ailleurs, sa moitié, son sang, sa chair, son cœur.
Il ne peut m'assassiner puisque je suis un bout de lui.
Un infime bout de lui.
Son bout humain.
Son bout féminin.

Le courant m'attrape par les pieds et je m'abandonne. Dernière inspiration et la vie sous marine est à moi. Quelque chose me tire par les pieds, quelque chose m'attire vers le fond. Quelqu'un. Je me laisse aller, puisque rien ne m'attend à la surface, puisque ma vie est ici, puisque je suis sirène.
Les dernières bulles d'air rejoignent le noir du ciel.
Et moi, je me laisse entraîner.
Mon crâne va exploser, mes poumons crient famine.
Mes yeux brûlent, ils pleurent, ils souffrent, mais je veux voir, je dois voir tout ce qui m'entoure.
J'exulte.
Avale-moi Océan. AVALE-MOI OCÉAN. Fais-moi tienne pour la vie, fais-moi tienne pour la mort, fais-moi tienne pour demain. J'avale du sel et de l'eau. Je crie des mots que personne ne peut entendre, parce que je suis seule, infiniment seule. Et puis. Mes yeux se ferment. Noir de mes paupière. Le rideau tombe.
Et demain ?
Et demain ?
J'ai froid.
J'ai froid, mais je suis presque bien.
J'ai froid.

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MessageSujet: Re: (nahele) ces envies qui nous poussent à embrasser le vide.   Mer 28 Nov - 15:11



where does the good go.



Le vent fouette ton visage. Les grains de sables écorchent ta peau sur leur passage, tu grimaces. Tes pieds sont complétement enfoncés dans le sol, la froideur de celui-ci parcoure tout ton corps, dessinant la chair de poule sur tes avant-bras. Cela doit faire presque deux heures que tu n’as pas bougé. Deux heures que tu es là, seul face à l’océan. Ecoutant ses bruits familiers à présent. Les vagues s’écrasent sur le sol au rythme des battements de ton cœur, tu as l’impression de ne faire plus qu’un avec cette immensité. Alors tu souris. Tu souris en espérant qu’il te réponde. Mais il ne fait rien, il continue ses incessants vas et vient. Ton sourire disparait. Tu penses, un peu trop sans doute. A Slim, à ta mère. Ton frère. Tu te poses des questions. Questions trop longtemps restées sans réponse. Mais ce n’est pas aujourd’hui que tu les trouveras puisque quelque chose, ou plutôt quelqu’un vient perturber ta tranquillité. Tu ne discernes pas bien si c’est un homme ou une femme. Mais quand l’ombre passe à travers les rayons de la lune tu n’as plus aucun doute. C’est une femme. Et elle est nue. Ce qui t’arrache un léger rire. Elle s’avance vers l’eau, tu la regardes faire. Curieux. Ce n’est pas tous les jours que les gens se promènent nus sur la plage. Mais ça ne t’étonne pas, si tu es était un adepte du naturisme tu te promènerais sans doute nu toi aussi, surtout le soir, surtout ici. Tu es incapable de quitte cette femme du regard, elle n’est plus qu’une ombre à présent mais tu observes son manège. Elle s’avance toujours plus. Tu entends ses pieds rentrer en contact avec les vagues, puis c’est ce que tu penses être son corps tout entier qui se fait capturer par l’eau. Tu te lèves, inquiet cette fois-ci. Tes yeux rivés sur l’horizon, tu aperçois encore sa tête, ses cheveux flottent au-dessus de l’eau.
Il l’engloutit.
C’était facile. Tu t’approches toi aussi, attendant qu’elle refasse surface. Les secondes passes, rien. Tu t’avances encore, tu fronces les sourcils essayant de voir à travers cette eau noire. Une minute passe, rien. Tu enlèves ta chemise que tu jettes au sol avant de plonger dans l’eau glacée. La chance est avec toi, ou alors tu es un véritable poisson car tu arrives à attraper le corps de la jeune femme. Tu remontes à la surface avec elle, puis tu l’emmènes comme on te l’a appris sur le bord. Son corps est inerte, elle ne bouge pas. A genoux près d’elle, tu tournes sa tête sur le côté, l’eau salée s’en échappe. Elle respire, mes ses yeux sont fermés. Tu observes son corps quelques secondes, c’est une belle femme, te rendant compte de sa nudité tu pars récupérer ta chemise que tu déposes sur son corps trempé. Debout à présent tu réfléchis. Tu ne vas pas la laisser là, elle va attraper la mort comme dirait ta mère. Tu ne sais pas d’où elle vient, c’est même la première fois que tu vois son visage. Le froid s’empare de ton corps et le secoue de frissons. Alors tu la soulèves comme une princesse, sa tête se pose sur ton torse et tu sens son souffle sur ta peau. Rassurant. Arrivé dans ton atelier tu la déposes sur une couverture, avant de la couvrir à l’aide d’une autre. Tu t’assois à côté d’elle, les yeux rivés sur le bateau en construction, tu souris. Comme elle bouge tu te permets de lui dire quelques mots. Tu es une sirène ? Une petite sirène à qui il manque la queue. un petit rire s’échappe d’entre tes lèvres.

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MessageSujet: Re: (nahele) ces envies qui nous poussent à embrasser le vide.   Mer 28 Nov - 16:02


Dans tes yeux tout au bout
Ce qu'il reste de nous
Emporté par la mer
Qui s'endort sur les braises
Accroché à leur cou
On finit tous un jour
Par se croire immortel
Sur le bord des falaises
J'ai pas voulu tout ça
J'ai pensé qu'à moi
J'ai pas voulu tout ça.

Tu t'en vas, tu t'oublies. Tu t'en vas, puisqu'il en a voulu ainsi. Tout au fond des océans. Un jour, peut-être, ils retrouveront. Et ils t'inventeront une vie, puisqu'ils ne connaissent pas. Fiancée de l'Océan – à moitié bouffée par le sable et par le temps. Fiancée de l'infini, morte d'amour, morte pour l'inconnu. Tu t'enfonces et tu ne luttes pas. Visage endormi. Tes bras ne s'agitent que par réflexe, tes pieds battent, mais tu ne remontes pas. Tu inspires l'eau salée. Encore.
Où est le sol ? Pourquoi ne le touches-tu pas encore ? Où est le ciel ?
Derrière tes paupières closes s'animent les images de ta vie. Tout doucement. Pas comme dans les films où celles-ci s'agitent en accéléré. Non. Les tiennes sont lentes. Presque douces.
Tu souris, lèvres closes.
Goût de sel au bord du cœur.
Tu t'en vas. Tu t'en vas.
Si seulement il n'était pas là pour te tirer.
Si seulement il n'était pas là pour te hisser vers le haut.
Si seulement il ne voulait pas faire les choses biens.
Tu n'as pas la force de lutter de toute façon.
Il te ramène et tu rêves.
De la mort et de la vie.


Ça sent le bois et le sel. Ça sent l'homme et la poussière. Froid – mais un tissu épais recouvre ma peau, dessous, dessus, partout. Ça ne sent pas le sable. Ça n'a pas goût d'océan – peut-être un peu, mais seulement sur le bout de ma langue. Pas d'algues pour me caresser, pas d'étoiles (de mer) pour m'éclairer, pas de navires noyés pour m'accueillir. Sec.
Où suis-je alors ?
Tu es une sirène ? Une petite sirène à qui il manque la queue.
Je ne suis pas une sirène, moi, Monsieur. Je ne suis pas une sirène, je suis toutes les sirènes du monde, je suis l'Amoureuse de l'Océan, je suis les vagues, je suis la princesse des eaux. Et toi ? T'es qui, toi ?
J'ouvre les yeux. Ils me brûlent un peu – moins que tout à l'heure, quand j'étais sous l'eau. Les étoiles ont disparu, le plafond seul me surplombe. Pas de bleu, pas de noir. Le plafond. Déception. Où suis-je ? Dans la chambre de mon amant du fond des mers ?
Il me regarde. Il ne ressemble pas à l'Océan. Il ne ressemble à rien. Rien de plus qu'un homme. Banal, vulgaire, idiot. Un homme dont les cheveux trempés ruissellent sur son visage mordu par le soleil.
Je ne suis pas une sirène. Les sirènes savent nager. Je ne sais pas faire. Je ne sais rien faire. Je tousse et recrache de l'eau salée sur la couverture qui n'a rien demandé.
Qui est-il ? Pourquoi j'suis là et pas sous l'eau ? Ma mâchoire se serre. T'es qui, toi ? J'ai jamais été très bonne pour les présentations. J'ai peur. Peur de comprendre. M'aurait-il sorti de l'eau ? Aurait-il osé ? Je grogne. Je me redresse – la couverture colle un instant à ma peau avant de glisser et de tomber sur mes genoux. Je voulais. Je voulais les tourbillons et les vagues et les tempêtes. Peut-il seulement comprendre ? Mes poings se serrent et, après une seconde d'hésitation, je me jette sur lui – bien trop grand, bien trop homme pour moi. Je te hais. Je ne te connais pas, mais je te hais et tu finiras bien par le comprendre, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: (nahele) ces envies qui nous poussent à embrasser le vide.   Mer 28 Nov - 17:37



where does the good go.



La jeune femme ouvre enfin ses yeux, océan. Tu te noierais presque dedans, elle t’observe, tu fais de même. Ses sourcils se froncent, comme si elle était en colère, comme si tu étais en train de la déranger, ce qui te décroche un léger rire. Tes cheveux sont trempés et collent sur ton visage, tu passes ta main dessus pour les arranger un petit peu. La voix de la jeune femme arrive à tes oreilles, elle dit qu’elle n’est pas une sirène. Tu souris de plus belle. C’est bien si elle s’en rend compte au moins. Elle ne risquera plus de se noyer, ou alors au contraire elle va recommencer. D’un ton menaçant elle te demande qui tu es, mais elle ne te laisse pas vraiment le temps de répondre. Elle se jette sur toi, et de ses petits poings serrés elle te frappe, tu bascules. La demoiselle au-dessus de toi, elle te frappe, encore et encore, avant de te dire qu’elle te hait. Tu ne te défends pas, au contraire, tu ris. Alors qu’elle s’agite au-dessus de toi tu ris comme un idiot. Comme si elle était en train de t’attaquer à l’aider de chatouille. Tu te laisses faire un temps. Attendant qu’elle se calme, mais c’est peine perdue. Alors tu lui dis sur un ton calme. Arrête. elle n’en fait rien, comme si elle ne t’entendait pas. Tu hausses le ton. Calme toi ! tu saisis ses deux petits poignets tu te redresses, la jeune femme est encore nue face à toi. Tu l’observes quelques secondes, un autre que toi en aurais surement profité. Ses deux bras sont en l’air, tu lui adresses un regard menaçant, avant de t’adoucir et de sourire. Tu desserres ton étreinte avant de te lever pour aller attraper une chemise près de ton bateau. Tu t’approches à nouveau d’elle. C’est pas que ta nudité le dérange, mais tu vas prendre froid. tu lui poses le vêtement sur la tête, avant de t’asseoir de nouveau en face d’elle. Tu frissonnes. Normal, t’es torse nu, ton bermuda trempé, tes cheveux dans le même état. Tu joins tes mains comme si tu allais prier, avant de souffler à l’intérieur afin de te réchauffer.
Qui je suis ? Devine ? lui dis-je sur un ton amusé. Elle me fait rire, son regard m’amuse et son comportement aussi. Je me rappoche un peu d’elle en me trainant sur le sol à l’aide de mes mains. Je l’interroge du regard, curieux. Et qu’est-ce que tu voulais ? se noyer ? c’est clair. Je lui adresse un tendre sourire. Je suis sûr que tu ne l’imaginais pas comme ça, le fond de l’océan. peut-être un peu trop sec à son gout. Pas assez bleu. Trop de bois, pas assez de lumière. Une odeur bien trop poussiéreuse. C’est peut-être parce que vous n’êtes pas au fond de l’océan, mais au fond de ton atelier. Avec un voilier en plein milieu.
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