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 mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)

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MessageSujet: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Ven 23 Nov - 11:28



Ce matin je suis descendu sur la plage. J'ai enfilé un jogging et un pull en laine. Pas un ensemble joli, mais un ensemble confortable. Et Dieu sait qu'il était plaisant d'être vêtu confortablement. Je pourrais presque me sentir en pyjama, ou quelque chose comme ça. Après tout, je me fichais de tout ça. Si j'étais ici, c'était pour des vacances, ou alors pour un long repos, une longue trêve. J'ai descendu les escaliers en bois de la pension, je suis passé devant la réception. D'un bref regard et d'un sourire éteint, j'ai salué la vieille dame derrière son comptoir. Je n'ai croisé personne. Dans le reflet d'une fenêtre, j'ai constaté mes cernes sous les yeux et ma barbe pas rasée. Tu piques, Slim. Encore une mauvais habitude que j'avais prise en posant mes bagages à Almayer. À l'époque, j'avais l'habitude de me raser tous les matins, j'avais les joues propres et bien rasées. Mais j'aime ce sentiment de laisser-aller, j'aime l'illusion d'être presque heureux. Je la chéris parce qu'elle m'apporte beaucoup. Un calme olympien qui ne me ressemble pas vraiment, une sérénité nouvelle. Ça doit être l'effet des marées, l'air iodé, tout ça. Plaisir. Plaisir de pouvoir respirer à nouveau, plaisir de pouvoir sentir l'air s'engouffrer dans mes poumons, plaisir de me sentir pur, plaisir de quitter cette carcasse sale et abîmée pour une carapace neuve et belle. Et puis tirer un trait sur tout ce qu'il y avait avant. Rouler le passer en boule, cracher dessus et le jeter à la poubelle. Sans un regard, sans un regret. Sans penser aux conséquences. Ne pas penser au futur. Qui serais-je après Almayer ? Comment serais-je ? La peau tannée par le sel et le soleil, les yeux devenus pâles, comme s'il y avait un peu d'eau de mer au fond de mes pupilles. Peut-être qu'à un moment, je plierais mes vêtements, fermerais ma valise et partirais. J'offrirais quelque chose à la dame de la pension. Peut-être que d'ici là, je ferais comme si Nahele n'avait jamais existé. Si je pars, aurais-je seulement la force de lui dire au revoir, aurais-je seulement la méchanceté de le laisser seul, après l'avoir laissé espéré ? Je vais sur la plage, et je m'assieds en tailleur. Mes doigts caressent le sable, et j'esquisse des formes vagues. La mer est haute, ce matin. Dix pas et j'ai les pieds dans l'eau. Quinze pas, je suis transi de froid. Et mes pensées filent, elles s'envolent là, dans le ciel gris et froid. Pourquoi je n'admets pas que n'est pas qu'un simple garçon ? Pourquoi je n'arrive pas à accepter l'idée que je l'ai embrassé plusieurs fois ? Pourquoi je veux effacer le souvenir de son corps chaud contre mon corps froid ? J'ai peur de leurs regards inquisiteurs. Ils pourraient me pointer du doigt, et me dire quelque chose comme un on sait tout, comme tu n'es plus mon fils, va-t'en. Je pourrais tout aussi bien leur répliquer que de toute façon je m'en fous, que j'ai besoin de Nahele, que j'ai besoin de son souffle sur mon nez, de voir ses cheveux se battre avec le vent, de l'observer, de l'écouter parler, de l'aimer simplement.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Ven 23 Nov - 13:26





Assis à la proue du bateau tu regardes l’horizon. Infatigable. Le soleil pointe le bout de son nez et tu souris en regardant le magnifique événement. Tu as encore passé toute la nuit en mer, tu commences à t’y habituer. La seule qui n’y arrive c’est ta mère. Mais tous les soirs avant de partir, tu lui promets. Tu lui promets que tu seras là à son réveil. Et tous les matins tu t’assois à la table de la cuisine attendant impatiemment qu’elle se lève. Un rituel. Quand tu es sur le bateau, tu ne penses qu’à elle et à lui. Souvent, tout le temps. C’est ce qui te permet de garder ta bonne humeur légendaire, de supporter les vieux marins qui ne comprennent pas ton comportement. Qui se demandent encore pourquoi tes cheveux sont si longs, pourquoi ta barbe est si propre. Qui voudraient que tu leurs ressembles un peu plus, cheveux sales, barbe éparse, pipe au bec et insultes au bout de la langue. Tu ne peux pas leur en vouloir, ils ont été élevés comme ça et ils ont élevé leurs fils et leurs filles de la même manière. Le changement est une chose qu’ils supportent mal, une chose qu’ils ne comprennent pas et ne comprendront sans doute jamais. Leurs esprits est comparable à une roche. Si seulement ils savaient que certains de leurs fils te ressemblent plus qu’ils ne le pensent. Tu assiste au lever du soleil, et le bateau arrive au port. Sans attendre qu’on te donne la permission tu sautes hors du bateau, tu as envie d’aller à la pension. Une envie de te glisser dans son lit. Sentir sa présence, son odeur. Ta chemise est complétement ouverte, tu as un bermuda en jean déchiré –ancien pantalon. Les chaussures tu ne connais pas vraiment ça, on dirait presque que tu sors de la jungle. Tu aimes être comme ça, tu as toujours été comme ça, aussi loin que tu te souviennes. Un peu sauvage, comme ta mère. A croire que tu t’es entièrement calqué sur elle. Aimer les hommes serait donc naturel. Elle le sait, elle l’a toujours su. Et c’est la seule à être restée. Tu arrives sur la plage, tes pieds s’enfoncent dans le sable encore frais, tu frissonnes. Plus que quelques mètres, quelques escaliers à monter, un sourire à la vieille dame et tu seras près de lui. Slim, c’est une évidence. Au premier regard qu’il a posé sur toi tu as su. Tu t’es dit qu’il fallait que tu fasses tout pour qu’il t’aime ce garçon. Et c’est ce que tu as fait, ce que tu continus de faire chaque jour quand tu es avec lui. Tu l’écoutes, tu veux qu’il te raconte. Qu’il te raconte la vie là-bas, loin de l’océan. S’il n’était pas arrivé à Almayer, tu n’y aurais jamais cru. Que la vie existait, là-bas. Tous ces étrangers, les autres, tu ne les as jamais écoutés, alors les croire était une chose impossible. Tes yeux se posent sur Slim, assis près de l’eau. Il ne te faut pas plus d’une seconde pour le reconnaitre. Un immense sourire se dessine sur ton visage et tu t’approches de lui à pas de loup. Histoire de le surprendre. Arrivé à son niveau, tu t’accroupis et tes mains se posent sur ses yeux. C’est qui ? Le jeu des enfants, tu es un grand gamin. Tes lèvres embrassent sa nuque, et un frisson parcoure tout ton corps à ce contact, banal pour certains. Tu retires tes mains de son visage pour venir t’asseoir à côté de lui, ton regard se perds quelques minutes sur son visage que tu admires, t’as un sourire bête. Puis c’est l’océan que tu observes une nouvelle fois. Les vagues qui s’écrasent brutalement sur le sable. J’ai rêvé de ce moment. tu soupires doucement, tu aurais aussi pu lui dire un simple bonjour, lui demander s’il avait passé une bonne nuit. Tu ne le fais jamais. C’est inutile. Tu pourrais très bien rester assis à côté de lui pendant des heures sans qu’aucun son ne sorte de ta bouche ou de la sienne. Juste pour le plaisir d’être auprès de lui.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Ven 23 Nov - 16:03



Le bruit de la mer résonne dans mes oreilles. Je l'écoute, les paupières presque closes, le souffle calme. J'ai la patience pour tout. Le temps s'est arrêté. Tout s'est arrêté. Les cœurs qui battent de l'autre côté de la mer, je ne les entends plus. Il n'y a plus que cet étrange silence, et je l'écoute, ce silence. J'aime le bruit qu'il fait, comme une berceuse, comme une mélodie que l'on écoute avant de dormir. Puis je regarde les jours passer sans l'inquiétude de vieillir, sans l'inquiétude de me voir tomber en ruine. J'ai cette paix intérieure en moi, comme si j'oubliais tout. Comme si un balais était passé par là. J'ai tout nettoyé à l'intérieur de ma tête, chassé les toiles d'araignées, jeté les mauvaises personnes dans la bonne boîte. Des mains sur mes yeux. Je ne peux pas m’empêcher de sursauter. Une bouche sur ma nuque, un frisson glisse sur mon échine. Il est là. Il s'assied à mes côtés, et je ne sais pas comment je me sens. Heureux. Heureux mais craintif, peut-être même un peu honteux. Je me déteste. Je me déteste de penser ça. De repousser cette réalité qui s'impose à moi. Je me giflerai pour accepter. Je me donnerai des centaines de claques pour pouvoir oser hurler sur tous les toits que j'aime les hommes. Que je les aime. Plus que les femmes. J’ai rêvé de ce moment. sa voix m'arrache de mes pensées torturées. J'ai envie de tenir son visage dans mes mains, de l'embrasser délicatement, sur les lèvres, puis sur l'arête de la mâchoire, passer mes mains dans son dos et l'aimer très fort. Je n'arrive pas à avoir de grandes effusions, je n'arrive pas à l'aimer correctement, comme je devrais le faire. C'est une action pas difficile, mais presque. Je m'en veux d'être aussi mauvais. Je ne lui dis rien, parce que je n'arrive pas à parler. J'ai la gorge qui se noue, un peu. Je me rapproche de lui, ma main caresse sa joue que le sel a maltraité. Je dépose mes lèvres sur sa tempe. Merci d'être là. je me relève, prend la main de Nahele et l'entraîne dans mon ascension. J'ai un goût amer au fond de la gorge. Je n'arrive pas bien à le définir. Je crois que ça ressemble à du dégoût. Inconsciemment, ma main lâche la sienne et vient dans la poche de mon jogging. Pas l'habitude. La peur, aussi. Ce mélange de mauvaises émotions. J'voudrais tellement pouvoir te donner bien plus, Nahele. J'aimerais tellement être à la hauteur de tout ce que tu me donnes. je murmure. Je me tourne vers lui, le regarde fixement dans les yeux. Est-ce qu'il peut sentir mon immense détresse ? Et s'il voyait cette tare en moi ? Et s'il voyait le manque de courage, le manque de tout ? Je m'approche d'un pas. Je l'embrasse, cette fois-ci. Pour de vrai. Mais je ferme les yeux. Pour ne pas que tu vois la peine au fond de mes yeux, pour ne pas que tu remarques qu'en fait je te mens, pour ne pas que tu sois déçu. Je ferme les yeux pour te protéger, pour que tu ignores mes vices, pour poser un voile sur mes démons. Là, là. Il fait trop noir au fond de moi, ne regarde pas Nahele. Tu me détesterai trop après avoir contemplé tout ça. Ferme les yeux, toi aussi. Oublie, oublie le fait que je suis pas assez bon pour toi. Et j'évite de croiser son regard, et je me contente de le serrer contre moi. Aime-moi, c'est tout. Aime-moi, juste ça.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Ven 23 Nov - 17:32





Ce ne serait pas la première fois. Qu’aucun de vous deux ne parlent, et peu t’importes les mots. Sa présence suffit à te combler de bonheur, pouvoir l’observer. L’admirer. Et tu le fais souvent, quand il dort tu es presque incapable de fermer l’œil. Tu te sens obligé de rester là, à regarder son torse se soulever sous la respiration. Comme si tu veillais sur lui, pour être certains qu’il soit encore là le lendemain. Mais tu ne lui as jamais dit, il ne sait pas, que tu passes la plupart des nuits en sa compagnie à l’observer. Et au petit matin tu t’en vas après avoir embrassé son front. Dure vie que d’être pêcheur. Tes yeux sont rivés sur l’océan, et lorsqu’il embrasse ta tempe tu ne peux t’empêcher de tourner ton regard vers le bel homme. Sa main caresse ta joue, tu te sens bien, tu aimerais te blottir contre lui et rester là. A ne rien faire. Juste profiter de ce moment de tendresse. Il te remercie d’être là, tu fronces les sourcils, tu n’aimes pas quand il fait ça. Comme si il pensait que tu te sentais obligé de quoi que ce soit. Comme s’il s’agissait d’un effort surhumain. Il se lève et sa main saisie la tienne, t’entrainant avec lui. Tes doigts s’entremêlent avec les siens. Mais ce n’est que pour quelques secondes, puisqu’il lâche ta main comme à chaque fois, préférant la fourrer dans la poche de son jogging. J'voudrais tellement pouvoir te donner bien plus, Nahele. J'aimerais tellement être à la hauteur de tout ce que tu me donnes. il est dos à toi, et c’est à peine si tu entends ce qu’il dit. T’as envie de t’approcher de lui, de le serrer fort dans tes bras, tes mains sur son ventre. Mais tu ne fais rien, tu te contiens une nouvelle fois, tu passes une main dans tes cheveux. Ton sourire a disparu. Tu ressens son mal être, mais face à lui tu essais de faire comme si de rien n’était. Alors que seul chez toi, c’est différent. Tu passes des heures à regarder le néant, à penser, des larmes coulent parfois. Tu essais de trouver une solution, tu aimerais qu’il t’explique, pour comprendre et être en mesure de l’aider. Alors devant lui tu fais l’homme fort, à quoi bon être mal à deux. Tu as tellement peur de le voir s’enfuir. Slim s’approche de toi, il t’embrasse. Ta main passe dans sa nuque et tu réponds à ce baiser. Quelques frissons parcourent ton corps, des picotements au bout des doigts. Il met fin au doux contact et ses bras te serrent contre lui, ta main passe dans ses cheveux, tu le serres fort contre toi. Tu respires son odeur, il t’apaise. Tu l’aimes, du plus profond de ton être. Il le sait. Lui as-tu seulement dit ? Tu le repousses doucement, histoire de pouvoir le regarder dans les yeux quelques secondes. Qu’il n’évite pas ton regard comme il le fait si souvent. Arrête tes bêtises. tes doigts caresses sa joue mal rasée, tu lui adresses un tendre sourire. Tu commences à t’habituer à la vie ici au final. un petit rire s’échappe d’entre tes lèvres, tu as envie de le voir sourire. Tu es à la hauteur tu sais. Bien plus que ce que tu peux croire. Ai confiance en moi, s’il te plait … tu lui dis cette phrase sur un ton légèrement triste, tes yeux se posent sur sa main que tu as envie d’attraper, pour le rapprocher de toi, mais tu ne fais toujours rien. Tu préfères te tourner vers l’océan encore une fois. Oui, tu as peur. Qui n’aurait pas peur d’aimer si fort.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Sam 24 Nov - 9:42



Nahele me pousse tout doucement. Je sens ses pupilles dans les miennes, automatiquement je regarde à l'autre bout de la plage. Je n'aime pas quand il me regarde comme ça, pour essayer de comprendre quelque chose, j'ai l'impression qu'il me fouille, qu'il va y voir des choses trop mauvaises. S'il voyait tout ça, il prendrait les jambes à son cou. Vraiment. Il serait dégoûté de ma psychologie. Il se demandera comment il a fait pour avoir pu m'aimer un peu. Arrête tes bêtises. ses doigts se promènent sur ma joue et il me sourit. Tu commences à t’habituer à la vie ici au final. j'esquisse une espèce de grimace qui donne l'illusion d'un sourire. Tu es à la hauteur tu sais. Bien plus que ce que tu peux croire. Aie confiance en moi, s’il te plaît... il se tourne vers l'océan, devenu muet. Je l'ai déçu, c'est ça ? Je l'ai déçu. Un peu plus et il ne m'aimera plus. Je serais un miroir brisé du passé, qu'il regardera avec peine. Quelque chose qu'on a aimé et qu'on regrette. Ce quelque chose qui sans le vouloir l'aura blessé. Je reste un peu en retrait, mes yeux glissent sur son dos large, sur sa peau bronzée, sur ses longs cheveux qui flottent, étendard synonyme de liberté. J'ai confiance en toi, Nahele. je cherche l'air autour de moi. J'aimerais lui dire, j'aimerais tout lui avouer. Prendre son doux visage entre mes doigts, et tout lui dire, tout lui expliquer, vider mon sac de triste, mon sac rempli de peurs. Arracher ce masque d'assurance. Et qu'il regarde mon vrai visage. J'ai peur, j'ai peur de marcher dans ses pas, j'ai peur de lui tenir la main quand on nous regarde, j'ai peur de l'aimer trop fort, j'ai peur de l'étouffer avec mes maux. J'ai peur qu'il s'en aille si je lui parle, j'ai peur, j'ai trop peur. J'ai parfois l'impression de faire semblant avec lui, je crois que je lui donne l'illusion de me sentir parfaitement bien à ses côtés. Je l'aime, oui. Je l'aime plus que tout autre, mais j'ai le cœur qui se serre trop souvent, là, enfermé dans un étau. Mes doigts s'enlacent dans une danse torturée et noueuse. Je m'approche d'un pas, de deux pas, je lui attrape le bras un peu trop fort et le retourne vers moi. Il faut... il faut que je te dise. je le lâche et passe ma main dans mes cheveux que le vent a ébouriffé. Regarde-la, Nahele. Regarde-la, cette putain de détresse au fond de mes yeux. Tu vois comme c'est dur ? Tu vois comment ça me fait mal ? Avant toi, j'ai jamais connu ça. Tu sais, je n'suis jamais tombé amoureux de... j'ai la voix qui tremble. Je n'ai aimé que des filles, que des filles. je frissonne, j'ai envie d'aller me jeter dans la mer, me cacher au fond des flots et pleurer. Je suis immonde de lui dire ça, je suis immonde de lui avouer ça, comme ça. Alors que lui il est perdu, perdu dans cette relation trop étrange. Perdu à cause de moi. Je prends son visage entre mes mains. J'ai peur, tu sais. Ça me tord les tripes quand je me rends compte de tout ça. J'ai peur de ne pas t'aimer correctement. la vérité, c'est que le mot homosexuel ne franchit pas mes lèvres, il est bloqué au fond de ma gorge, comme l'arête d'un poisson qu'on avale. Il est bloqué là et m'empêche de faire et de parler. Je laisse mes mains retomber le long de mon corps. Tu m'en veux, n'est-ce pas ? j'essaie d'avaler ma salive, en vain. Je me tourne vers la mer, à mon tour. Apaise-moi. J'aimerais m'oublier, oublier, tomber, partir loin d'ici. Je n'aurais jamais dû, je n'aurais jamais dû lui dire. Jamais.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Dim 25 Nov - 17:28





Cet homme est à la hauteur. Et il ne s'en rend pas compte, ou alors peut être que tu ne lui montres pas suffisamment. Peut être que c'est toi au final. Tu ne le mérites pas. La mer est déchaînée, tes yeux ne la quitte pas une seule seconde. Tu as l'impression que ton état d'esprit y est représenté, un ciel qui s'assombrit de plus en plus, les vagues s'écrasent violemment contre le sable. Tu reçois quelques gouttes d'eau salée sur le visage. Slim a confiance en toi, c'est ce qu'il dit, mais tu n'arrives pas à sourire. Tu fronces même les sourcils, toujours tourné vers l'immenses bleu. Sa main agrippe ton bras, fortement, t'obligeant à te tourner vers lui. Il a quelque chose à te dire, et ton cœur s'accélère. Persuadé qu'il veut mettre fin à tout ça. Parce que c'est trop. Parce que tu ne fais pas les choses bien.Parce que ... tes yeux sont plongés dans les siens, il te laisse lire en lui quelques secondes. Et tu n'es pas sûr d'apprécier ce que tu es en train de déchiffrer. Il a mal. Et ton cœur se serre un peu plus. Sa bouche s'ouvre de nouveau, mais ce qu'il dit tu n'entends pas. Tu ne veux pas entendre, et pourtant les mots transpercent tes tympans.Je n'ai aimé que des filles, que des filles. tes sourcils se froncent et tu as l'impression de perdre pied. Mais tu restes debout face à l'homme qui n'a pas fini son discours. Il a peur, et toi, toi tu es perdu. Les choses s'expliquent, toutes ses craintes, ses regards fuyants. Mais tu as l'impression que votre relation était totalement basée sur le mensonge, le non dit. Et quand il te demande si tu lui en veux tu n'arrives pas à articuler le moindre mot, le laissant se tourner face à la mer comme si il y cherchait des réponses. Le regard vide tu restes sans bouger quelques secondes. Puis un rire nerveux s'échappe d'entre tes lèvres, ce n'est pas dans ton habitude mais tu ne peux le retenir. Tu... tout ça, c'est ... tu n'arrives même pas à donner forme à tes phrases. Alors c'est presque un hurlement que tu lâches en continuant de parler.Regarde moi ! tu t'approches de lui rapidement, tu saisis son bras avec force pour qu'il affronte enfin ton regard remplis d'incompréhension et de tristesse. La colère n'y est pas. Même si le ton que tu emplois peut porter à confusion, tu n'es pas en colère, pas encore. Le vent s'est levé, comme s'il comprenait ta détresse, et le ciel s'assombris ou alors sont-ce les larmes qui brouillent ta vision. Te rendant compte que tu pourrais lui faire mal, tes doigts lâchent doucement son bras pour venir se poser dans ta nuque. Tu begayes quelques mots incompréhensibles. Une larme coule sur ta joue.C'était un test ? Pour voir si tu en étais capable ? tu te rends bien compte que ce que tu es en train de lui dire est horrible. Mais tu as besoin de savoir, ou alors qu'il t'explique tout. Depuis le début. Tu te rends compte à quel point c'est dur ici pour moi ? un peu plus et tu le traiterai d'égoïste. Tu as envie de partir loin de lui, prendre ton bateau et partir en mer, quelques jours, pour réfléchir. Mais la vérité c'est que tu aimerais l'enlever, l'emmener en mer avec toi et partir loin d'ici. Loin d'eux, loin des criantes. Mais tout ce que tu fais c'est reculer de deux pas, trois. Tu baisses la tête. Tu ne sais pas quoi dire de plus. Encore moins quoi faire. Le serrer dans tes bras ? Tu as l'impression qu'il est à des kilomètres de toi.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Lun 26 Nov - 15:24



Un rire s'échappe des lèvres de Nahele. Ce genre de rire un peu incrédule, un peu incertain, qui sonne tellement faux. J'ai tellement envie qu'il comprenne, qu'il sache que c'est tout aussi difficile pour moi que pour lui, que j'ai réellement de la peine quand je lui dit tous ces mots. J'aimerais effacer toutes ces atrocités de sa mémoire, revenir quelques heures en avant, faire comme si tout ça n'avait jamais existé, comme si tout ça n'était rien. Regarde-moi ! il m'arrache le bras et je dois le regarder. Je dois oser affronter son regard, pour une fois, je dois oser fixer cette réalité douloureuse. Il hurle. Je suis le triste témoin de sa faiblesse. Je n'arrive même pas à avoir la force pour le réconforter, je n'arrive même pas à m'excuser. À m'excuser du mal que j'ai pu lui faire, à m'excuser pour le couteau que je viens de planter dans sa chair. Il me lâche. Je ne dis rien, je ne fais rien. Complètement amorphe. J'attends que sa colère s'apaise, j'attends qu'il se taise. C'était un test ? Pour voir si tu en étais capable ? et là c'est comme une claque, comme un coup de poing dans mon visage. Je déglutis, et je secoue la tête négativement. Mon souffle est bloqué dans ma gorge, je n'arrive plus à sortir le moindre son. J'aimerais lui dire que je suis désolé, qu'il ne doit pas m'en vouloir. Pourtant, dans son affreuse question j'ai la drôle d'impression qu'il dit vrai. Mais je ne peux dire qu'il a servi de marionnette, je ne peux pas non plus dire que je n'en suis pas capable. J'ai aimé, j'ai aimé très fort. Et j'aime toujours. Mais différemment, et plus difficilement. Tu te rends compte à quel point c'est dur ici pour moi ? il y a une larme solitaire sur sa joue. J'aimerais tendre la main pour la chasser, mais Nahele recule de quelques pas, profil bas. Tableau de la désolation et de la peine. J'ai le cœur qui saigne quand je le vois là, abattu, triste, désemparé. Tout. Je sens les larmes gagner mes yeux, mais je ravale mes sanglots. Être fort, être fort pour deux. Être fort pour lui montrer que je suis capable de l'aimer, que je suis capable de le désirer et de le chérir jusqu'à ce qu'il étouffe d'amour. Je parcoure la maigre distance qui nous sépare. Tu m'aimes encore, Nahele ? Dis moi, est-ce que tu m'aimes encore ? J'ai besoin de toi, Nahele. J'ai toujours eu besoin de toi. je prends sa main et entrelace mes doigts aux siens. Un sentiment d'abandon ronge ma poitrine. M'abandonne pas. je lève des yeux humides vers lui. Le vent flagelle nos corps immobiles. Je me sens faible. J'aimerais tellement me glisser dans ses bras, m'enchaîner à lui et que jamais il ne me lâche. J'ai le sentiment qu'à présent il me déteste un peu plus, j'ai l'impression que je le dégoûte. C'est pas facile, Nahele. C'est pas facile de faire comme si de rien n'était. C'est pas facile de ne pas y penser, de me sentir différent. Tu peux comprendre, ça, non ? j'espère qu'il ne prendrait pas cette question comme un reproche sous-entendu. Je lâche sa main. Mal pour lui, mal pour nous.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Mar 27 Nov - 15:45





Slim se rapproche de toi, tu n’as même pas la force de reculer encore d’un pas. C’est ce que tu attendais, qu’il mette fin à cette courte séparation. Tu m'aimes encore, Nahele ? Dis moi, est-ce que tu m'aimes encore ? J'ai besoin de toi, Nahele. J'ai toujours eu besoin de toi. ses doigts s’entremêlent aux tiens, et tu relèves enfin la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Il te demande de ne pas l’abandonne les yeux remplis de larmes, ton cœur se serre. Fort. Tu as l’impression qu’il est sur le point d’exploser, l’abandonner te semble être une chose impossible, tu ne sais pas comment tu ferais sans lui aujourd’hui. Tu as besoin de lui autant qu’il a besoin de toi. Sans lui tu ne sais pas si tu pourrais supporter encore longtemps la vie ici. Tous ces regards qui se posent sur toi, ces murmures, ces faux sourires … C'est pas facile, Nahele. C'est pas facile de faire comme si de rien n'était. C'est pas facile de ne pas y penser, de me sentir différent. Tu peux comprendre, ça, non ? tu as une nouvelle fois envie de rire à ses dernières paroles, mais tu te retiens. Tu lâches la main du jeune homme pour la passer dans tes cheveux, ta mâchoire se serre sans même que tu ne t’en rendes compte. Alors tu regardes l’océan une dernière fois, comme pour y trouver du courage. Malheureusement tu n’en trouves pas. La mer ne te parle pas comme à son habitude, elle préfère te laisser seul face à tes interrogations. Face à l’homme que tu aimes. Tu oses me demander si je t’aime encore ? tu te tournes une nouvelle fois vers lui, ton regard noir planté dans le sien. Un ton légèrement accusateur. Comme si cette question n’avait pas lieu d’être, mais elle n’a pas lieu d’être. Tu te rends compte de ce que je vis ici ? Depuis toujours on me traite comme si j’étais … comme si je m’étais trompé de chemin. Je vis dans un monde où le fait d’être homosexuel n’a rien de normal. tu t’énerves légèrement dans tes paroles, ne sachant faire autrement. Tu as l’impression qu’il se moque de toi. Qu’il pense que tu fais exprès, que toi tu ne peux pas comprendre ce qu’il vit actuellement. Ton cœur s’accélère, alors tu respires le plus calmement possible. Tu t’approches un peu plus de l’homme, t’as envie de le serrer dans tes bras. Tu hésites une fois, deux fois. Puis tes bras finissent par l’encercler, ton visage s’enfoui dans son cou, son odeur t’ennivre. Tu n’as pas envie de le lâcher, plus jamais. Je t’aime Slim. C’est pour toi que reste ici. C’est pour toi que je supporte tout ça. Comment peux-tu en douter. Tu n’as pas envie de le perdre, tu n’as pas envie qu’il prenne peur. Que pour que tu souffres moins il quitte Almayer. Ta main passe dans ses cheveux, ton corps se colle un peu plus au sien, et la pompe qui te serre de cœur s’accélère une nouvelle fois. Je suis désolé. et tu t’excuses de quoi ? Qu’il soit tombé amoureux de toi. Sa vie aurait pu être tellement plus simple s’il n’avait pas croisé ta route. Et savoir qu’il souffre de tout ça, ça te blesse. Au plus profond de toi. Tu lui en as voulu, quelques secondes, quelques minutes, et maintenant c’est à toi que tu en veux.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Mer 28 Nov - 16:04



Tu oses me demander si je t'aime encore ? je plisse les yeux : j'ai peur des représailles. J'ai l'air penaud aussi, comme un chien qu'on abandonne sous la pluie, là, sans plus personne. Je me sens comme ça : comme un chien qu'on abandonne, qu'on attache à un poteau. Parce qu'il a pissé sur le tapis, alors on veut plus de ce chien. Parce que j'ai vomi sur cet amour, et il ne veut plus de moi. Parce que c'est comme ça. Parce que c'est pas plus compliqué que ça. Nahele me regarde droit dans les yeux, avec ses yeux noirs, avec ce regard qui me hait très fort mais qui a mal, aussi. Je vois tellement dans ses yeux, je comprends tellement vite. Tu te rends compte de ce que je vis ici ? Depuis toujours on me traite comme si j’étais … comme si je m’étais trompé de chemin. Je vis dans un monde où le fait d’être homosexuel n’a rien de normal. je déglutis, j'ai une enclume dans la trachée, elle passe difficilement. Je ne peux que le comprendre, je ne peux que comprendre ce qu'il ressent. Je sais, Nahele, je sais tout ça, moi aussi. injustice, trahison, déception, incompréhension. Tout ça en même temps, ça fout la nausée, ça met mal, ça tue un peu, aussi. Et pourtant, il se rapproche. Il m'étreint alors, à ma plus grande surprise. Je reste froid à cet élan, puis je serre son dos contre mon torse, très fort. Comme si c'était la dernière fois que je le tenais contre moi, comme si c'était la dernière fois que je l'aimais. Ses cheveux chatouillent mon visage, et j'embrasse son épaule tout en frottant son dos de mes mains. Je t’aime Slim. C’est pour toi que je reste ici. C’est pour toi que je supporte tout ça. Comment peux-tu en douter ? je ne réponds toujours pas, j'ai cette enclume là, dans la gorge. Elle m'empêche de parler, elle m'empêche de tout. Je suis désolé. je sens la chaleur de son corps à travers mon pull. Il est désolé. Il est désolé. Désolé pour qui ? Désolé pour moi, pour nous ? Pour tout ce que j'ai gâché, pour le mal que j'ai fais, pour la peine que je lui cause ? Pour ces questions sans réponse, pour ce cœur qui saigne encore ? Ne dis pas ça. Je m'en veux d'être un monstre, de m'être assis sur le mensonge en espérant que ça passerait. Mais tu vois, j'avais ce goût amer dans la bouche, qui m'empêchait de t'aimer comme il fallait. je me détache un peu de lui, je l'embrasse, tout doucement. Mes lèvres se posent sans force ni violence sur les siennes. Là, comme ça. J'ai les paupières fermées. Mes mains glissent dans le bas de son dos. Montre-moi la bonne route à prendre, montre-moi comment faire pour ne pas faire de faux pas. Apprend-moi à t'aimer comme tu m'aimes. je lui souffle ça au visage. Je frémis, dépose de nouveau un baiser sur ses lèvres, les paupières toujours fermées. Pour sentir sa chaleur. Pour écouter sa respiration. Pour humer son odeur. Pour goûter ses lèvres. Pour l'aimer sans avoir peur de regarder dans ses yeux.
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MessageSujet: Re: mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)   Ven 30 Nov - 14:39





Tes bras sont toujours autour du jeune homme. Tu n’arrives pas à le lâcher, comme si tu avais peur qu’il ne soit qu’un mirage. Et qu’une fois l’étreinte terminée il s’évapore en un nuage de fumée. Mais tu sens son cœur battre contre ton corps, alors tu sais qu’il n’a rien d’un rêve. Ses mains frottent ton dos doucement comme pour te rassurer, tu as envie de fondre en larme, mais il te rassure. Rien qu’en répondant à cet enlacement. Ne dis pas ça. Je m'en veux d'être un monstre, de m'être assis sur le mensonge en espérant que ça passerait. Mais tu vois, j'avais ce goût amer dans la bouche, qui m'empêchait de t'aimer comme il fallait. il n’a rien d’un monstre, bien au contraire. Du moins ce n’est pas ce que tu penses. Mais tu sais qu’il a raison au fond, il avait besoin de te le dire, comme tu avais besoin de l’entendre pour comprendre tout ça. La faute tu la rejettes tout de même sur toi. Si tu n’existais pas, il n’aurait pas mal. Slim se recule légèrement et à ta grande surprise il vient déposer ses lèvres sur les tiennes pour un tendre baiser. Ses mains glissent dans le bas de ton dos, tu frissonnes. Tu n’es pas habitué à tant de proximité. Pas comme ça. Au milieu de la plage. Tes deux mains sur ses épaules tu n’oses pas bouger. Montre-moi la bonne route à prendre, montre-moi comment faire pour ne pas faire de faux pas. Apprend-moi à t'aimer comme tu m'aimes. ses paroles arrivent à tes oreilles et font également frissonner. Ou est-ce son souffle sur tes lèvres ? Il t’embrasse une nouvelle fois, tes yeux sont clos et tu passes ta main dans sa nuque pour lui offrir un baiser remplis d’amour. Ton corps est toujours plus proche du sien, tu mets fin au baiser, ton front se pose contre le sien. Les yeux toujours fermés tu respires doucement, histoire de calmer ton cœur qui ne cesse de s’accélérer. Une chaleur étrange t’envahie, de tes pieds jusqu’à la racine de tes cheveux. Tu as envie de lui. Que tu le veuilles ou non, le fait est là. Alors tu t’écartes de lui assez brutalement. Un sourire gêné se dessine sur ton visage. Tu passes une main dans tes cheveux, avant d’ouvrir enfin la bouche tout en regardant le sable sous tes pieds. Excuse-moi. tu ne dis pas ça d’un ton triste comme tout à l’heure, bien qu’il puisse mal interprété la chose. Ton regard se pose enfin sur lui, tu l’observes de haut en bas quelques secondes. Un pas vers lui, tu lui attrapes sa main, douce. Je n’ai pas envie que tu changes. Et je ne veux pas te forcer la main. ton regard en dit long sur ta sincérité. Tu es incapable de le quitter des yeux, comme si tu venais de re-trouver la chose la plus importante de ta vie. Pendant quelques minutes tu avais cru le perdre pour de bon. Des faux pas il faut que tu en fasses. C’est comme ça que nous avancerons… que tu avanceras. peut-être un jour tu ne seras plus là pour lui. Peut-être qu’un jour la mer va t’emporter loin de cet homme. Et ce ne sera pas un choix de ta part.
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mais qu'aimer de travers, peut mener en enfer (nahele)

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